Font chier les titres

Ta gueule

30 novembre 2007

Pour appuyer le dernier interview

Posté par kenjiclochette à 11:11 - ze trip tou canada - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


Les québécois, ces dieux du rire ventripotent.

"Les acronymes sont nos amis, ils faut les aimer aussi..."

Posté par kenjiclochette à 10:55 - ze trip tou canada - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Je vais finir par organiser un concours de mot clés les plus bêtes; le vainqueur est pour l'instant "dailymotion video trafic drogue au fram

boise".
Puis j'en profite pour mettre une photo de moi récente puisque certain(e)s m'ont fait comprendre qu'on me voyait jamais sur les photos...

100_1064

100_1285

Ma calvitie est beaucoup plus prononcée sur ces photos qu'en réalité. Si, c'est vrai. C'est de la faute au flash et aux cheveux guère propres.








 

Posté par kenjiclochette à 08:56 - ze trip tou canada - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

29 novembre 2007

Interview exclusive: M. Le Père Dieu

Après de nombreuses années de recherches infructueuses, j'ai enfin pu rencontrer Dieu Le Père, avouons-le plutôt par hasard. Il a bien voulu se livrer au plaisir futil d'une petite interview:

Moi: M. Le Père, bonjour à vous, merci encore infiniment d'avoir accepté notre petite interview. Puis-je, avant d'aller plusle_pere loin, vous demander l'autorisation de publier votre photo sur LE blog, sur le côté droit (puisque c'est de ce côté là que les heureux élus siègent généralement) de cette interview?

M. Le Père: Mmmh, je crois que je te dois bien ça mon fils, vu la galère apres laquelle tu m'as enfin trouvé, je peux bien te l'accorder. Tu peux m'appeler Seigneur, je préfère, ça fait moins formel. Ou Super Alpha Omega mais ça, c'est plutôt mon nom de scène, ça fait un peu surfait de nos jours.

M: Ooh, mille mercis Seigneur. Eh bien commençons donc cette interview par une question que sans doute tout les lecteurs se posent, que fais-tu donc au Canada?

D: J'ai confondu mon vol pour Hawaii avec celui pour Vancouver. Sauf que je m'en suis aperçu à l'atterrissage. Comme quoi j'avais bien besoin de vacances. Entre les barbus, les alcooliques refoulés, les puritains et le reste qui se tapent tous dessus en m'invoquant à tous les coins de phrase, j'avoue que je savais plus où donner de la tête. Mais du coup, comme je suis un peu en rade en ce moment, je me suis dit que plutôt de faire claquer la mastercard pour repayer un vol plein tarif, j'allais plutôt passer un peu de temps au Canada en attendant que des places de classe affaire se libèrent sur un vol pour Cuba; j'ai un vieux copain à aller voir là-bas...

M: Effectivement, j'oubliais que tu es un fumeur de havanes. Mais revenons-en au Canada. Tu as donc décidé de venir à Victoria? J'imagine que l'Empress Hotel doit être confortable en cette saison.

D: Là mon fils, tu te gourres sur toute la ligne. J'ai effectivement décidé de venir profiter de Victoria mais sûrement pas de ce palace de millionaires.

M: A...Ah bon? Mais où loges-tu alors ô Seigneur? Je ne connais pas d'autre hôtel euh... digne de toi en ville?

D: Disons que j'ai hum... quelques soucis avec la carte bleue en ce moment, j'ai eu le malheur de la laisser à Jesus et il a encore fait le Malin avec; à force de vouloir tout distribuer il a bien failli me mettre sur la paille.

M: En parlant de paille, où dors-tu alors? Je ne pense pas qu'une etable soit envisageable a notre epoque?

D: Au Backpacker's Hostel, au moins c'est sympa, incognito et tu peux te faire payer pour des heures de ménage. Certains me reprochent déjà de pas être noir, si je commence à me comporter comme un être supérieur, j'te raconte pas la réputation...

M: Mais alors, qui s'occupe des affaires du monde, puisque tu mentionnais la guerre précédemment?

D: J'ai passé la main à Satan le temps des vacances, il est meilleur gestionnaire que moi.

M: Et... et ça ne t'inquiète pas un peu de le laisser comme ça avec les rênes du monde dans les mains?

D:De toute manière ça revient a peu près au même, ça meurt toujours des deux côtés. Y a juste peut être un peu plus de pertes civiles quand c'est lui qui s'en occupe... au moins ça l'accapare et il est trop occupé pour s'amuser à faire des vagues dans son bain. Parce que pour les tsunamis, pas de problème, lui ça le fait rire. M'enfin, c'est pas trop bon pour mon business tout ça...
Quant aux rênes du monde mon fils, ça fait bien longtemps que j'ai été obligé de céder aux négociations. Il avait même réussi à noyauter les rangs angéliques. Il a bien géré son coup d'ailleurs.

M: Co...comment ça?

D: Bof très simplement! Avec un petit groupe d'activistes, tu peux faire ce que tu veux tu sais mon fils! Il a juste mis des ailes a deux ou trois de ses plus pâles serviteurs, il a créé un syndicat (le Syndicat Unitaire Divin), il a commencé a créer des débrayages puis des grèves et puis quand tout a été bien bloqué il a créé la Confédération pour les Franches et Divines Transactions et il a engagé des négociations. Il a obtenu une création d'actions et comme il était le seul a pouvoir les acheter, il s'est retrouvé au CA. La suite... il a juste fait une OPA. Oh, c'était pas agressif, on a partagé. Il a pris les Etats-Unis, j'ai pris l'Europe...

M: Mmmh... bon, assez parlé politique! Si on passait aux choses sérieuses?

D: Qu'il en soit ainsi.

M: Que penses-tu du Canada, maintenant que tu y as passé quelques jours?

D: J'ai pas trop la garde robe pour le climat, mais j'avoue, c'est agréable. J'avoue que je suis pas mécontent de ma création. C'est pas mal du tout au niveau paysage. Faudrait que je rectifie des trucs par-ci par-là mais globalement ça me plaît! Loué soit mon nom!

M: Bien entendu. Mon cher Seigneur, si je te dis des mots pris au hasard, peux-tu me répondre ce qui te viens instantanément à l'esprit?

D: Bien entendu; tu peux y aller.

M: Mmh bien. Musique?

D: Jesus Rocks.

M: Cyclisme féminin.

D: 'Regarde pas.

M: Cassoulet?

D: A éviter dans les nuages. En tout cas au dessus d'une zone habitée.

M: Bien. Dernière question; Quand je fais caca, ma vision se trouble et j’entrevois le futur, comme si j’avais été désigné pour mettre en garde les humains. Alors moi je dis : mais reste où tu es futur. Marre d’être un messie. As-tu déjà ressenti ça toi aussi ?

D: Tu devrais en discuter avec mon fils unique. Il est assez porté sur la chose. Perso, étant omnipotent je vois le futur et pas qu'en *mmh* me soulageant. Le rôle de messie est cependant assez douloureux ai-je cru comprendre d'après mon gamin. Ca a été un sujet de discorde pendant un petit moment entre nous. Ceci dit, ça a des avantages, tu peux faire des trucs pas mal cools. Je me rappelle plus trop ce qu'il y avait dans la panoplie messie quand je l'ai offert à Jesus mais y a quand même moyen de se taper des barres. Je me rappelle avoir bien rigolé après le coup du coussin péteur!

M: Du *koff koff* coussin péteur?

D: Cherche pas mon fils, c'est pas dans les Evangiles. En tout cas pas dans la version censu... officielle. Ezekiel a pas voulu quand il l'a lu a l'imprimerie, il trouvait que ça faisait pas sérieux. Mais sinon t'as toujours le coup de l'eau changee en vin. Ca fait fureur en soiree mais je le deconseille formellement dans les bars; j'ai cru comprendre que le lobby des patrons de bar-tabacs etait beaucoup plus fort dans les annees 30 qu'aujourd'hui a Jerusalem. Et je pense sincerement, a titre personnel que ca a pas aide Jesus dans son amitie avec les autorites de l'epoque. Sans doute une histoire de pot-de-vin... ou d'eau va savoir.

M: Mmh bon, Seigneur, il se fait tard. Merci beaucoup pour ta conciliance divine. Béni soit ton nom.

D: Amen!

Posté par kenjiclochette à 06:07 - ze trip tou canada - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

28 novembre 2007

BHL, Paris Hilton à la française.

Oyez braves gens ! Si vous avez raté American Vertigo, le livre, il y a peu de chances que vous échappiez à American Vertigo, le film. Les murs du métro sont tapissés depuis quelques semaines d’affiches à la gloire de ce documentaire de Michko Netchak qui est sorti sur les écrans le 20 juin. Résumons : Bernard-Henri Lévy, le Paris Hilton de la philosophie (on le voit tout le temps sur la scène médiatique mais on ne sait pas ce qui justifie sa présence), sort un livre en 2006 relatant sa traversée des États-Unis pour découvrir ce pays « à la manière de Tocqueville ». On ne rit pas. Notre « philosophe » national (au fait quelle est son œuvre fondatrice ?) entreprend de nous faire découvrir les States et de contribuer à faire reculer cet « anti-américanisme haineux » qui traverse la société française depuis l’extrême-droite de la fin du XIXe sicèle. Résultat ? Il enfile les perles, nous raconte ses rencontres avec les people comme Sharon Stone. Un livre sans intérêt, jugent la quasi-totalité des journaux américains qui concluent généralement par un conseil aux lecteurs potentiels : « Au lieu de perdre votre temps avec ce livre de BHL, relisez plutôt Tocqueville ». La France, qui dispose de la presse la plus sérieuse du monde, ne partage évidemment pas cette opinion. Les grands médias sont dithyrambiques sur le livre, qui confine, selon eux, au chef d’œuvre. Quand on fait la moue, les moins dupes se contentent de lâcher : « il écrit bien tout de même ». On est heureux d’apprendre que Normale Sup permet au moins de maîtriser la langue française.

 

jpg_dessin_BHL_685b1

 

Les critiques ne vont pas arrêter BHL. Cet homme « dont l’ego détruit l’intelligence », selon la formule de Marianne Pearl (veuve du journaliste Daniel Pearl, décapité au Pakistan), n’est pas atteint par les critiques. Il propose donc un film sur son périple, produit par sa société, les fils du lendemain. Quel intérêt ? Non content d’avoir les médias français à ses pieds, non content de pontifier chaque semaine dans Le Point, non content de donner son avis sur tout, notre penseur national rêve depuis longtemps de cinéma. En 1991, il a été nommé président de la commission des avances sur recettes par Jack Lang. Sous le gouvernement de Balladur entre 1993 et 1995, Alain Carignon l’a propulsé à la tête du Conseil de surveillance d’Arte. Ceux qui s’étonnent du soutien de BHL à l’ancien maire de Grenoble, condamné pour corruption et abus de biens sociaux en 1996, sont ainsi déniaisés. Comme on le voit, l’ambition cinématographique de BHL vient de loin et pas seulement parce qu’il vit avec une actrice, Arielle Dombasle. En 1997, il sort un film avec Alain Deloin, Le jour et la nuit. Le journaliste du Point Pierre Billard, connu pour sa dextérité à manier sa brosse à reluire, n’y va pas de main morte : il voit en BHL « John Huston et Visconti réunis ». Mais le public, forcément ignare, boude ce chef d’œuvre : 70 000 spectateurs. Un tel échec dissuade notre philosophe favori de rependre la caméra mais cela ne l’empêche pas de refaire son cinéma


source: http://www.bakchich.info/article1336.html

Posté par kenjiclochette à 18:54 - Inculture - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

26 novembre 2007

la bave séchée du crapaud mélangée à des champignons étranges se négocie très cher à Colombes...

Tiens, petite réflexion comme ça en lisant le Figaro (hein, quoi? C'est un journal de droite? Ben je varie mes sources, ça m'arrive... no comment), plus précisément l'article sur les déclarations de notre petit président à son petit homologue pékinois. Pas changement depuis de Gaulle, la France ne reconnait pas Taiwan; du coup, elle ne reconnaît pas non plus le Tibet. Par contre elle est plutôt en faveur d'une levée de l'embargo... la France prend-elle encore la défense des droits de l'homme? Explication de l'Elysée: «À force d’avoir des principes, on a plus de politique étrangère» (notez déjà la faute de grammaire que l'on attribuera par gentillesse au Figaro plus qu'à l'Elysée; pour ceux qui ne voient pas, la négation manque dans la proposition principale). La démocratie serait-elle, par un pur jeu de hasard, un simple principe pour notre représentant national? Personnellement, j'ai toujours pensé que oui; mais de là à ce que lui l'avoue, je reconnais qu'il me fait une belle faveur sans le savoir.

Bref sinon, si jamais vous vous demandez ce que je fais pendant les cours où je m'ennuie, voici la réponse en image. Comme toujours, cliquez dessus pour les voir en taille réelle.img002
img003img004img005

Posté par kenjiclochette à 17:21 - Politique sa mère - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Don't say fuck anymore m'kay?

certPetite mise a jour des mots cles que certains ont utilise pour acceder a ce blog;
"QCM contre la loi LRU"
"imposteur guerre Irak"
"hsbc quitte france"
"que disont nous de l'eglise catholique" (grosse faute la...)
"banque des cons"
"caramail lycos"
Mort_De_Rire_Pti
Je laisse les lecteurs tirer les conclusions qui s'imposent.

Posté par kenjiclochette à 10:37 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

25 novembre 2007

Le foot, la console, tout ça fait partie de ces choses ridicules, totalement dépourvues de sens, mais qui sont indispensables.

Quoi de neuf? Rien. Ou si. J'ai travaillé (oui, vous avez LU); j'ai gagné de l'argent. Que j'ai pas encore touché, mais j'ai gagné de l'argent (ferme la bouche, tu risque d'avaler une mouche ou un truc pas propre). Pour Danone en plus (si si je t'assure, c'est toujours moi qui écris). Et dans l'organisation d'une coupe de foot junior. Malgré l'inutilité et la stupidité d'un tel jeu, je dois bien avouer que j'ai bossé, que j'ai distribué des t-shirts, des yahourts, des bouteilles d'eau, coché des centaines de noms et remplis un nombre égal de diplomes soi-disant signés par Zidane. Six heures qui ne pourront jamais être comptabilisées pour ma retraite... ça vaudrait peut être le coup que je m'augmente de 200%. J'y penserai.
Bref voilà, j'ai passé mon après-midi de vendredi (entre 15h30 et 21h30) à bosser pour Danone, pour la Danone Cup. Pas super extasiant comme boulot mais ça fait toujours 75$ de pris et puis on s'est retrouvé entre français puisque le responsable était un français émigré à Montréal, son collaborateur un Québécois pure souche et les autres esclaves des français rameutés par un français expatrié et moi. L'après-midi s'est résumée à un montage/démontage de gigantesques structures gonflables en tissus, deux moments de rush pour inscrire les gamins et leur filer des t-shirts, un savant gavage de yahourts et une distribution de diplomes signés par le Zizou national. Bref, pas super fatigant, et puis ça a permis de discuter dans le dialecte natal de choses et d'autres. Mais bon, ça reste pas non plus une expérience de fou. Celui qui a du s'amuser sans avoir froid c'est Thomas; il a passé le plus clair des 6 heures à faire la mascotte dans un déguisement de dinosaure.
100_1271
Sinon, soirée samedi soir. Rien de très particulier non plus. Quelques photos à venir sûrement.
Et puis quelques photos de nuit aussi. A ce propos, je vais finir par me trouver un pied pour l'appareil photo, marre de faire d100_1269es photos de nature toutes floues parce que l'appareil est trop précis et que je suis atteint de parkinson.
Toutes les photos que vous pouvez admirer ici (cliquez dessus pour les agrandir) sont prises de nuit. Le gros truc qui brille s'appelle la lune.100_1276100_1278

Posté par kenjiclochette à 23:51 - ze trip tou canada - Commentaires [6] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

19 novembre 2007

Welch eine Wonne! Welch ein Leiden!

Aujourd'hui, petit examen en cours de religion: QCM de 25 questions, ayant révisé (oui, je travaille) c'était très simple donc j'ai une petit heure qui s'est libérée dans l'après-midi. Du coup, direction la bibliothèque de l'université pour pouvoir profiter des fauteuils confortables, d'un peu de musique et de bons bouquins.
[Il est conseillé, à ce point du récit, de mettre en route la musique ci-dessous afin de profiter pleinement des citations qui vont suivre]
Et là, je suis tombé (mais c'est pas la première fois) sur un bouquin en français, sur le romantisme noir, d'un auteur italien appelé Mario Praz, intitulé "La Chair, la Mort et le Diable, le romantisme noir". Eh bien, si l'on m'avait dit que c'était au Canada, dans une de ses contrées anglophones, que j'apprendrai beaucoup de choses sur le romantisme, je n'y aurais pas cru. Ce bouquin est un petit bijou, notamment grâce aux nombreuses citations d'auteurs qu'il combine. Je vous en livre quelques-unes que j'ai beaucoup apprécié et qui, allez savoir pourquoi, m'ont mises de bonne humeur!
La citation suivante est un poème en prose de Shelley, que lui a inspiré la vue d'un tableau (premier, cliquer pour agrandir) dépeignant la tête de Méduse. Comme le tableau est pas très clair, je vous mets celui de Rubens (deuxième, idem), plus expressif et qui reprend le même thème, de manière quasi-similaire, mais pas sous le même angle.

1479"Elle gît, les yeux fixés sur le ciel nocturne, le dos contre la cime nuageuse d'une montagne; au-dessous tremblent des contrés lointaines. L'horreur et la beauté qu'elle dégage sont divines. Sur ses lèvres et sur ses paupières la grâce est posée comme une ombre. Irradiation ardente et sombre, les agonies de l'angoisse et de la mort y cachent leur conflit.
    Pourtant, la grâce plutôt que l'horreur pétrifie l'esprit de qui la regarde: les traits de ce visage mort s'y gravent tant que les caractères pénètrent en lui
et que sa pensée s'égare. C'est la nuance mélodieuse de la beauté, jetée sur la ténèbre et sur l'éclat de la douleur qui humanise et harmonise cette impression.
    Et de son chef, comme si c'était d'un corps unique, jaillissent, pareils à l'herbe sur un rocher humide, des cheveux qui sont des vipères, se tordent et se détordent, entremêlent leurs
noeuds et montrent dans leurs déroulements infinis leur splendeur de métal, qui paraît se rire demedusa la torture et de la mort de l'âme et mordent l'air épais de plus d'une machoire déchiquetée.
    Et d'une pierre voisine, un lézard venimeux s'efforce de regarder ces yeux de Gorgone, tandis que dans l'air, atterrée, une affreuse chauve-souris, a voltigé hors de l'antre où l'a surprise cette lumière effroyable et se jette comme une mite contre une bougie; et le ciel nocturne flambe d'un éclair plus effroyable que les ténèbres.
    C'est la séduction orageuse de la terreur: des serpents rayonne une lumière cuivrée qui s'est allumée dans leurs noeuds inextricables; elle fait autour d'eux un halo vibrant, miroir mouvant de toute la beauté et de toute la terreur de cette tête: un visage de femme aux cheveux vipérins, qui, du fond de la mort, contemple le ciel du haut de ces rochers mouillés"
.

 

Autre citation de Baculard d'Arnaud cette fois-ci:
"Il est des voluptés de tout genre, des douleurs qui ont leurs charmes, leurs transports, leurs délices. Qu'il est des plaisirs pour les âmes sensibles!... Que les yeux d'une amante sont ravissants, adorables, lorsqu'ils sont couverts de larmes! Le coeur s'y baigne tout entier".

Enfin, une petite dernière, poème de Baudelaire cette fois (Hymne à la Beauté), et que j'avoue ne pas avoir connu avant. Honte éternelle sur moi:

"Viens-tu du ciel profond ou sors-tu de l'abîme,
O Beauté? Ton regard, infernal et divin,
Verse confusément le bienfait et le crime.

* * *

Tu marches sur des morts, Beauté, dont tu te moques;
De tes bijoux l'Horreur n'est pas le moins charmant,
Et le Meurtre, parmi tes plus chères breloques,
Sur ton ventre orgueilleux danse amoureusement.

* * *

L'amoureux pantelant incliné sur sa belle
A l'air d'un moribond caressant son tombeau.

Que tu viennes du ciel ou de l'enfer, qu'importe,
O Beauté! monstre énorme, effrayant, ingénu!
Si ton oeil, ton souris, ton pied, m'ouvrent la porte
D'un infini que j'aime et n'ai jamais connu?"


   

Posté par kenjiclochette à 22:13 - Inculture - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

*biiiip* temps-mort!

bouc_tetuBon alors, au vu des commentaires laissés, j'ai deux options: les supprimer (totalitaire), y répondre (démocratique). Donc j'y réponds.
Déjà, premier point: les commentaires comme ça, mieux vaut les faire en face surtout quand depuis 4 jours, je me connecte sur skype tous les matins en me levant dans l'espoir d'avoir un appel et que, malgré les promesses, ça fait 4 jours que je me brosse.
Deuxième point: je reste effaré par le manque de discernement dont vous pouvez faire preuve. Ne pas être capable de faire la différence entre un article coup de gueule (pour le coup à prendre au sérieux) et une blague (me prendre au sérieux sur la prière de l'arriviste c'est non seulement pas réfléchir beaucoup, mais c'est en plus m'insulter pour avoir pensé que je pouvais être assez CON pour penser un truc pareil). Quand au second degré du "pourquoi ne pas tous devenir cheminots", j'avais même pas imaginé que j'aurais besoin d'expliquer la signification du mot "ironie".

Troisième point, vous voulez parler politique, vous m'y poussez par les commentaires, donc puisque ça fait débat, je vais répondre à tous les arguments à la suite:
1) "tous des alcoolotabagiques voyageant gratuitement aux frais de la SNCF": je suis même pas sûr qu'un commentaire soit nécessaire vis à vis d'une pareille caricature. J'imagine que dans ce cas, tous les fonctionnaires sont des paresseux, tous ceux qui travaillent dans le privé sont des requins et toutes les personnes travaillant au Crédit Lyonnais des escrocs. Venant de la part d'une personne qui m'enjoint à ne pas voir le monde en noir et blanc, la pilule est difficile à avaler.
Quant à la question pécuniaire, je vois pas ce que ça vient faire là dedans, je crois pas avoir fait mention d'argent dans tout ça, bien au contraire. Quant à croire que j'aime ma famille pour la thune qu'elle me rapporte, c'est avoir compris le contraire de mes idéaux;  je pensais que c'était clair, a priori non. Preuve une fois de plus que l'argent pervertit plus que bonifie les relations humaines.

2) Mon orientation politique: on dira rien, y a rien à dire, je vous donne pas le choix de toute façon, cette décision n'est que de MON ressort. Et si malgré tout ça ne vous convient pas, je vous merde, là dessus j'ai de comptes à rendre à personne. Je pensais également que en famille, on faisait généralement fi des oppositions partisanes mais a priori non. Dommage, mais ça me fera pas changer d'avis.

3) Exhortation à la violence: j'ai tort, sans doute. Encore faut-il voir ce que l'on met sous le terme de violence. J'appelle ça de la légitime défense. Pour le moment, la violence est toujours éxercée par les mêmes, aka l'Etat qui possède seul le monopole de la violence... légitime. Or, il est sûr que comme cette violence est considérée légitime, on y fera plus souvent référence comme à la "force policière" ou "force civile". Et là je pense sincèrement que l'idéaliste n'est pas celui que l'on croit. Croire aujourd'hui, dans un pays démocratique, où l'institution gouvernementale est indétrônable et aux mains d'une oligarchie qui ne change guère au cours des décennies, que la non-violence est une force, c'est tomber dans le joli panneau qu'on nous apprend à l'école républicaine. Du coup, vous pouvez toujours vous faire tondre pacifiquement, le résultat est le même. Le bilan est triste, mais si aujourd'hui l'opposition au gouvernement ne revêt pas un minimum de violence, elle n'est pas prise au sérieux. A qui la faute? A vous de voir. Vous avez choisis votre camp, j'ai choisi le mien et de toute évidence, je ne suis pas du côté du gouvernement. Je ne peux pas croire à la bonne volonté d'un pouvoir qui, pour disperser des centaines de personnes réunies pacifiquement le soir des élections (venez pas m'apprendre la vérité officielle, j'ai pu oberver les faits de mes propres yeux; j'ai d'ailleurs eu du mal à y croire au début), utilise les lacrymos et les charges de CRS. Je ne peux pas croire en la bonne volonté d'un gouvernement qui a peur de ses propres citoyens. La violence attire la violence et pour moi c'est très clair: la violence a son origine dans l'Etat et le gouvernement, dans ses politiques, et dans les mesures soit disant adoptées démocratiquement qui sont mises en place. Sortez un peu de chez vous, et osez regarder la partie de la France dont on nous dit qu'elle appartient au mythe: les exclus, les pauvres, les travailleurs qui ne peuvent pas se payer un logement. Je suis peut être jeune par rapport à certains autres, mais je ne suis ni aveugle, ni imbécile. Et je pense que le pouvoir, je l'ai beaucoup plus tâté, par le biais de mes études, par le fait de vivre à Paris et d'être curieux, par le fait de s'engager et de s'intéresser de vraiment très près à la politique qu'un certain nombre de personnes plus vieilles. Je ne chercherai pas à défendre plus avant ce que j'ai écrit sur ce blog. Je ne cherche à convaincre personne car je sais que les personnes en question ne prendront même pas la peine de penser à se faire convaincre; j'ai tort et elles ont raison. Le statu-quo est posé et je ne vois pas quel dialogue est possible sachant que l'on ne considère ni la même histoire, ni les mêmes acteurs et que l'on part d'axiomes trop différents pour être réconciliés.
    Quant à parler du Che, vous voulez peut-être qu'on discute de la situation de Cuba avant? Ou même de Pinochet? Parce que les deux situations étaient assez similaires et pas particulièrement glorieuses (Pinochet était pire, d'accord) et le peuple cubain est quand même sorti victorieux et libre de la révolution. Révolution toujours contestée encore aujourd'hui (discours assassin de Bush il a quelques jours) par les Etats-Unis, ces champions de la démocratie. De la violence politique en pays dit démocratique aussi soit dit en passant.

4) Pour ce qui est de ma semaine de reading-break: je vois déjà mal sur quoi la critique budgétaire est fondée; cette semaine-là, j'ai dépensé en tout et pour tout (j'ai calculé) moins de 10$, qui sont passés dans la visite des saumons et dans un régime de bananes, un paquet de pâte et une brique de jus de fruits...
J'ai du mal à voir en quoi passer une semaine de repos (oui, c'est un mot qui existe) chez soi quand il ne fait pas particulièrement beau est un crime. Faudra m'expliquer. J'ai beau relire le post, je vois pas trop ce que j'ai fait de mal mais bon...

Alors autant vous le dire, ça m'a pas vraiment fait plaisir de devoir répondre à ces commentaires-là, encore moins quand la critique est personnelle et que les personnes concernées auraient pu faire ces commentaires-là de vive voix. J'aurai vraiment préféré. D'autre part, j'avais cru comprendre que les posts politiques faisaient plus ch*** qu'autre chose... ben faut pas y répondre dans ce cas hein!? Parce que forcément, quand on cherche le débat, je suis pas particulièrement le genre de personne qui aime fermer ma gueule, donc débat il y a. Voilà, c'est dit, maintenant si les réponses à mes commentaires des commentaires pouvaient être faites de vive voix ou par mail, ça m'arrangerait... A ce titre, je suis connecté demain matin sur skype (donc ça fait le soir pour vous, c'est à dire dans environ 15h de temps), je sens qu'on a plein de choses à se dire.
C'est dommage, j'étais de bonne humeur aujourd'hui. Vous cherchez vraiment à me faire écrire des posts détestables? (<-- humour!).

Posté par kenjiclochette à 18:45 - Politique sa mère - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1  2  3   Page suivante »