21 décembre 2007
Joyeux Noyel!
Je pars quelques jours dans les confins de la Colombie Britannique pour passer Noyel; d'ici là en principe pas de nouvelles puisque je ne pense pas avoir internet là bas. Alors surtout soyez sages et ne vous étonnez pas de l'absence de nouvelles sur le blog, elles arriveront après!
Et n'oubliez pas, Noël, avant d'être une fête capitaliste (qui a aussi du bon, j'admets) est l'anniversaire de notre Sauveur Jésus. Profitez-en pour penser un peu à lui lorsque vous ouvrirez les cadeaux, je suis sûr que ça lui fera plaisir!
Comme
vous le savez tous, la date de mon anniversaire approche. Tous les
ans, il y a une grande célébration en mon honneur et je pense que cette
année encore cette célébration aura lieu.
Pendant cette période, tout le monde fait du shopping, achète des cadeaux,
il y a plein de publicité à la radio et dans les magasins, et tout cela
augmente au fur et à mesure que mon anniversaire se rapproche.
C'est vraiment bien de savoir, qu'au moins une fois par an, certaines
personnes pensent à moi. Pourtant je remarque que si au début les gens
paraissaient comprendre et semblaient reconnaissants de tout ce que j'ai
fait pour eux, plus le temps passe, et moins ils semblent se rappeler la
raison de cette célébration. Les familles et les amis se rassemblent pour
s'amuser, mais ils ne connaissent pas toujours le sens de la
fête.
Je me souviens que l'année dernière il y avait un grand banquet en mon
honneur. La table de salle à manger était remplie de mets délicieux, de
gâteaux, de fruits et de chocolats. La décoration était superbe et il y
avait beaucoup de magnifiques cadeaux emballés de manière très spéciale.
Mais vous savez quoi? Je n'étais pas invité... J'étais en théorie l'invité
d'honneur, mais personne ne s'est rappelé de moi et ils ne m'ont pas
envoyé d'invitation. La fête était en mon honneur, mais quand ce grand jour est
arrivé, on m'a laissé dehors, et ils m'ont fermé la porte à la figure...
et pourtant moi je voulais être avec eux et partager leur table.
En réalité, je n'étais pas surpris de cela car depuis quelques années,
toutes les portes se referment devant moi.
Comme je n'étais pas invité, j'ai décidé de me joindre à la
fête sans faire de bruit, sans me faire remarquer. Je me suis mis dans un coin,
et j'ai
observé. Tout le monde buvait, certains étaient ivres, ils faisaient des
farces, riaient à propos de tout. Ils passaient un bon moment. Pour
couronner le tout, ce gros bonhomme à la barbe blanche est arrivé, vêtu
d'une longue robe rouge, et il riait sans arrêt : 'ho ho ho!' Il s'est assit
sur le sofa et tous les enfants ont couru autour de lui, criant 'Père
Noël! Père Noël!', comme si la fête était en son honneur!
A minuit, tout le monde a commencé à s'embrasser; j'ai ouvert mes bras et
j'ai attendu que quelqu'un vienne me serrer dans ses bras et... vous savez
quoi... personne n'est venu à moi.
Soudain ils se sont tous mis à s'échanger des cadeaux. Ils les ont ouvert
un par un, en grande excitation. Quand tout a été déballé, j'ai
regardé pour voir si, peut-être, un cadeau était resté pour moi. Qu'auriez vous
ressenti si, le jour de votre anniversaire, tout le monde s'échangeait des
cadeaux et
que vous n'en receviez aucun ? J'ai enfin compris que je n'étais pas désiré
à cette soirée et je suis parti silencieusement.
Tous les ans ça empire. Les gens se rappellent seulement de ce qu'ils
boivent et mangent, des cadeaux qu'ils ont reçu, et plus personne ne pense a
moi. J'aurais voulu pour la fête de Noël cette année, que vous me
laissiez rentrer dans votre vie. J'aurai souhaité que vous vous rappeliez qu'il
y a
plus de 2000 ans de cela, je suis venu au monde dans le but de donner ma
vie pour vous, et en définitive pour vous sauver. Aujourd'hui je souhaite
seulement que vous croyiez à cela de tout votre cœur. Comme nombreux sont
ceux qui ne m'ont pas invité à leur fête l'an passé, je vais cette fois
organiser ma propre fête et j'espère que vous serez nombreux à me
rejoindre.
En guise de réponse positive à mon invitation, envoyez ce message au plus
grand nombre de personne que vous connaissez. Je vous en serai
éternellement reconnaissant.
Je vous aime très fort !
Jésus
Et Joyeux Anniversaire à mon grand-père, en ce 22 décembre!
18 décembre 2007
Little starshine
L'autre jour en regardant les étoiles, assis sur la terrasse en fumant, le ciel était vraiment très clair et je me disais que j'aimerai bien finir ma vie dans une constellation.
Je pars pour Tofino demain, s'ouvre à moi une carrière de surfeur hors pair ^^. Enfin, peut être.
16 décembre 2007
"What would the brave new world look like if women could press reboot and rewrite all the rules?"
Ca y est les photos se rajoutent tranquillement sur le blog, bien que ce p***** de serveur de canalblog foire une fois sur deux pour les uploader mais bon on fait avec, si on commençait à exiger d'internet qu'il fonctionne parfaitement les webmasters et autres informaticiens se transformeraient en terroristes. Donc on laisse tomber, on a déjà les barbus, pas besoin d'avoir en plus les boutonneux à lunettes.
Sinon ben ici c'est le grand moment du départ pour un certain nombre d'étudiants internationaux qui rentrent définitivement chez eux et du coup c'est un peu triste; même si on sait qu'on va se revoir en Europe, ça fait quand même un peu bizarre. J'ose pas imaginer comment ça va se passer quand je vais devoir rentrer en Juillet... bah, une larme à l'aller une larme au retour, ça semble logique...
Sinon, je pars à Tofino du 18 au 20 compris pour visiter un peu et faire du surf! Parait-il que l'hiver est le meilleur moment pour ça... on verra bien. En tout cas si je me fais pas croquer un bout de quelquechose par un requin ou un orque; on sait jamais...
Et puis ensuite (je crois l'avoir déjà dit mais je le répète au cas où), je pars sur le continent dans la maison de Courtney avec d'autres étudiants français pour y passer une petite semaine de vacances avec sa famille, en pleine nature. L'endroit en question dont j'ai oublié le nom est situé au dessus de Vancouver mais il est inaccessible par la terre puisque aucune route n'existe. Il faut par conséquent (si vous ne désirez pas traverser des kilomètres de forêt avec votre sac sur le dos) prendre le ferry pour y aller. Ca promet d'être pittoresque, entre les bois et l'océan.
Vendredi dernier, nous sommes allés avec quelques personnes, à Butchard Garden, des jardins très connus des environs de Victoria. Disons que de jour c'est pas très intéressant en hiver mais alors de nuit... les lumières sont magnifiques (bientôt les photos) et le jardin est vraiment très beau à voir. Et puis quelques 40 minutes de patin à glace aussi pour se détendre après un chocolat chaud. On en profite, c'est les vacances! Le tout suivi d'un dîner downtown dans un resto appelé la "spaghetti factory", sorte de très grand resto italien dans les murs d'une ancienne usine de je ne sais plus quoi. C'était pas cher et c'était bon! What else? Le seul truc bizarre, c'est que le service n'est pas compris dans le prix. Mais ça reste tout de même très acceptable.
Et puis samedi soir, après être passé à la messe de mariage de deux jeunes de la paroisse de l'université (pas de photos, j'avais oublié l'appareil dans la voiture), petit dîner italien chez les française en compagnie de Rossella et Alessandra qui rentrent en Europe au cours de la semaine. C'était délicieux! Et puis pareil vous aurez les photos (enfin peut être) un jour... ^^.
15 décembre 2007
«Nous réclamons notre droit à rater notre existence, compte tenu du modèle de réussite contemporain»
Rien à faire, où que j'aille, je me retrouve de toute manière à un moment donné face à des bancs de poufiasses écervelées accompagnées de leurs corollaires masculins exhalant le tuning à plein nez.
En France, pas de doute, il suffit de marcher un tant soit peu dans les grandes rues marchandes de n'importe quelle ville et l'on peut se sentir assailli de toute part par la superficialité et le déficit intellectuel, allant même parfois jusqu'à transpercer la fine couche de sens critique de notre cerveau un peu mou (oh, regarde! des étuis à portable customizables! On rentre voir?)
Mais alors en Amérique du Nord... raaah rien que d'y penser j'en frissonne de haine noire du plus noir des noirs. Car ce n'est plus à la parisienne gap'ée ou levis'ée ou même hermes'isée que l'on doit faire face; oooh non, c'est bien pire, c'est la blonde ou brune siliconée (de partout sauf de la cervelle, oh dieu tout puissant quel dommage [collatéral]) que tu dois affronter. Chose pire encore, les nords américains ne savent visiblement pas parler sans faire péter le décibelomètre. Imaginez donc ces sacs de viande en pantalon de jogging (oui oui c'est la mode il parait) laissant dépasser les bourrelets que ni les légumes en sachet ni le stretching ni les UV n'ont su effacer, éventuellement portant des bottes moumoutte et armées de leurs thermos à café canadienne (je prendrai une photo rien que pour illustrer ce point) en train de partager gaiement leurs doutes sur l'identité de Christophe Colomb. "Je crois qu'il est Français... ou, non désolée, il est Russe!". "Vraiment? Ah, tu me rassures, je pensais qu'il était mexicain! Tous des bons à rien ces mexicains! Et euh, c'est quoi déjà sa date de mort? 1968 non!?" (dialogue pur fruit de mon imagination mais parfaitement possible. Si si, jvous jure, a force d'explorer les tréfonds de la connerie humaine je pourrais me reconvertir assez facilement dans la spéléologie...). Pas la peine de penser au Portugal ou à l'Espagne, c'est beaucoup trop métaphysique (mes quoi?).
Et quand enfin, tous les sujets de conversation ont été épuisés, partant de leur prochain choix de rouge à lèvre et allant jusqu'aux frites mangées le midi en passant par la prochaine party de Kevin, elles peuvent enfin se mettre à mâcher bruyamment leur chewing gum ou à ranger leurs affaires dans un bruit de tonnerre. Ou pire: répondre a leur téléphone rose bonbon muni d'une sonnerie exécrable, tout en sachant pertinemment dans un coin de leur passoire cérébrale que ça n'est évidemment pas le comportement approprié lorsqu'on se trouve dans une bibliothèque. Mais que voulez-vous... elles sont sans doute à plaindre; une bibliothèque est de toute évidence un endroit bien trop hostile pour ces frêles créatures qui n'ont comme solution de survie que de se recroqueviller dans leur culture de naissance, la bêtise profonde. Mais oui, imaginez-vous: comment pourriez-vous supporter ces enfilades de bouquins vous rappelant désespérément que vous n'arrivez à lire que des arlequins (si tenté que l'on puisse être de croire que vous savez lire) et que vous possédez un sens critique légèrement inférieur à celui d'une moule? Vous aussi vous péteriez une durite...
12 décembre 2007
Mon futur métier...
[The most important task of cultural and social anthropology is to] keep the world off balance; pulling out rugs, upsetting tea tables, setting off fire crackers. It has been the office of others to reassure; ours to unsettle.
Clifford Geertz 1984.
11 décembre 2007
Patatra en veux-tu en voilà.
Vacances et pourtant, le blog n'est pas mis à jour. Honte et punition divine sur moi. Je ne suis qu'un misérable. Mais comme d'après les statistiques, ce cher blog est de moins en moins visité, ça ne semble pas être très grave. Et pourtant.
Au menu aujourd'hui, beaucoup de photos. Et puis de la politique. Et puis des histoires (pour les retardataires, il reste des droits de l'homme au fond de la pièce pour s'asseoir, n'hésitez pas!).
D'abord les photos. Vous pourrez les trouver ici et là et ici aussi.
Résumons donc les quelques jours qui viennent de passer.
Vendredi, journée de ballade à Esquimalt Island (partie Ouest de Victoria). Beau soleil, un peu froid mais très beau temps toute la journée. J'ai mis environ 4 ou 5 heures à faire une ballade faisable en une heure allez-retour mais c'était pour la bonne cause, j'ai pris de belles photos. Que vous pouvez voir ici. Commence alors un long week end....
Week end chargé, rempli d'alcool et de chips et de soirées d'adieu. Ben oui, parce que à Noël, un certain nombre d'étudiants internationaux qui n'étaient là que pour un semestre rentrent au pays. Pas mal d'européens notamment. Et du coup, pour fêter leur départ, des soirées sont organisées. Vendredi soir, c'était soirée à l'université dans une maison d'étudiants, pour célébrer le départ de deux danois (vous trouverez les photos ici). Soirée très sympa, très arrosée, un peu triste et j'ai fini par dormir deux heures sur le sol des toilettes. Je me suis heureusement fait réveillé par des japonaises hurlant "je t'aime" (en français) sur les injonctions de Paul afin de me tirer de ma torpeur. Force est de dire que ça à marché. Et puis on est rentré. En voiture, puisque Paul n'avait pas bu.
L'avantage des soirées bien arrosées, c'est le lendemain matin. Mal de crâne, bouche pâteuse, tête dans le pâté, lever à 13h... tout un tas de choses auxquelles il faut remédier par le meilleur médicament possible: un petit déjeuner anglais comme il se doit. Saucisses, haricots à la tomate (légèrement sucrés), oeufs sur le plat, tartine beurrée et tartine de confiture, jus de fruit, café, muesli et lait et enfin un léger petit yahourt à boire pour les enfants. Et puis une douche ou un bain. Et là, on ne peux que se sentir bien. Compter également deux litres d'eau à boire au cours de l'heure suivant le réveil et il n'y parait plus rien. Du coup, on est reparti le lendemain soir.
Samedi soir donc, soirée chez les français dont deux rentrent en France pour Noël. Maxence part d'abord à Hawaii pour une semaine puis reviens chercher ses affaires et repart pour son stage en France. Charlotte repart directement pour son stage également. Du coup, re-soirée bien arrosée. Cette fois-ci on y est allé en bus. Soirée très sympa, pas très originale mais ambiance chaleureuse et on se met très vite à discuter avec les gens qu'on ne connait pas. J'ai donc fait la connaissance de Nico, origine française et rencontré à Tofino par Max et Paul. Il voyage depuis ses 16 ans (il en a 25 je crois), travaille 6 mois et s'évade 6 mois. Il est allé un peu partout sauf en Asie, mais ça ne saurait tarder. Ben, autre étudiant de UVic, pas français mais sachant le parler après l'avoir appris avec ses colloc' l'année passée, est un peu dans le même genre. Gueule joviale, légère calvitie, oreilles percées tatouage discret sur l'avan-bras, il a pas mal bourlingué. Anecdote sympathique, il a fait de la prison en Algérie et au Costa Rica pour détention de stupéfiants à chaque fois. Ses peines n'ont pas dépassé 5 jours de prison mais ça fait quand même une belle expérience. Et puis rencontre d'un voisin sur le palier qui nous fait goûter son alcool à l'orange fait maison. Pas dégueulasse et ambiance sympathique sur le perron. Vers minuit, environ une personne sur deux part prendre le bus. Je reste, on a dit qu'on rentrait à pied avec Paul. Ses collocs sont là mais n'ont plus de place dans la voiture. Au bout de deux heures, Paul me tanne pour partir. Mais une fois dehors, disparu; il est juste allé se cacher derrière le van de Max pour éliminer le trop plein de boisson. Mais ça ne le déssaoule en rien et en a peine deux minutes, je le vois suivre Anna (sa copine) et Marion rentrant Dowtown puisque c'est là qu'elles habitent. Oui sauf que nous on habite dans le sens opposé et beaucoup plus loin. J'aurai beau l'appeler, lorsqu'il décroche son téléphone c'est pour me passer Marion qui me dit qu'il va dormir chez Anna. Gros jean comme devant (c'est mon côté bourgeois cette expression ^^), je suis bon pour rentrer à pied tout seul. Ca fait loin, il est 2h15 du matin. Mais bon, je me mets en route en me rappelant les mots de Gavin, colloc de Paul: "Quoi? A pied? C'est loin, y a au moins deux heures de marche!". Héhéhé. J'ai bien essayé de prendre des photos sur le chemin pour me distraire mais rien à faire ça ne donne rien. Donc je marche. Encore et encore. A deux reprises, je tombe sur des vélos abandonnés, non attachés. Et à chaque fois, je finis par monter dessus en me disant "tant pis pour le proprio, faut être con pour laisser un vélo non attaché au milieu de la rue. Et à chaque fois il s'avère que le vélo en question est tellement pourri qu'il est impossible d'avancer avec. Le premier a la chaine coincée à cause de la rouille et le deuxième a le pneu arrière crevé. Tant pis, je continue à pied, cahin caha, tant bien que mal. Et le goudron défile sous mes pieds. Des fois quelques carrés d'herbe et de feuilles mortes et puis de nouveau le goudron. Et les cailloux (dans ma cabane au fond du jardin). Et le goudron. Et... oh ça va ta gueule, on a compris!
Finalement, arrivé devant la porte de la maison après mettre arrêté 20 minutes pour dessiner sur le givre des voitures laissées dehors en pleine nuit, je regarde mon téléphone: 4h25 du matin. Eh ben mon salaud, 2 heures de marche à pied en pleine nuit. Si demain j'ai encore la gueule de bois, j'y comprendrai rien.
Dimanche, rien de spécial. Je me suis juste mis en tête de regarder la trilogie du Seigneur des Anneaux en version longue d'un seul coup. Je l'aurai bien fait mais Tyler n'avais que les deux premiers films en version longue. Je les ai donc regardé et j'ai téléchargé la fin en version longue pour la regarder le lendemain. Du coup, ça m'a quand même fait passer entre 8 et 9 heures sur la télé. Heureusement que le temps était pourri dehors, j'ai pas eu de remords (mais qui aurait des remords à regarder ce film hein? Dites-le, dites-le!).
Dans un sens, le fait que Maxence rentre en France aura été d'une grande aide. Paul a pu récupérer son mini van (nous avons donc chacun notre voiture désormais ce qui nous permettra d'organiser, grâce au mini van des sorties plus loin et avec plus de monde) et moi sa guitare. Enfin, pouvoir casser les oreilles de mes collocs avec, le moment tant attendu est arrivé!
Lundi, départ pour downtown en fin de matinée pour assurer la voiture et faire signer des papiers à la banque. J'en ai profiter pour passer au Dollar Store (tous les articles sont à 1 dollar, pas plus) pour faire le plein de dvds gravables. L'ordi commence à saturer sous le poids des séries et des films en anglais. C'est pour la bonne cause.
Mardi, départ en milieu d'après-midi pour l'unversité pour remplir des papiers pour postuler pour un job. sauf que j'arrive un quart d'heure en retard, croyant que le bureau en question ferme à 5h. Ben non il fermait à 16h. Donc rendez-vous demain. En principe, ça devrait me permettre de bosser au bar de l'unversité. Controler les cartes d'identité à l'entrée ou à la limite faire le service. Pourquoi pas? C'est toujours ça de pris.
J'ai également reçu confirmation de la canadienne dont il est fait mention dans un précédent post; je vais donc passer Noël dans une famille canadienne en compagnie d'autres étudiants français dans une maison paumée au milieu des bois. Dès que j'en sais un peu plus, vous le saurez. En principe.
Puis, à partir du 27, j'accueillerai mon ami Denis, actuellement à Montréal pour sa troisième année pipo également et qui va venir passer quelques jours bien sympathiques à Victoria. Ami Denis, tu es attendu!
Et puis pour finir en beauté, un petit article trouvé ce matin dans le Nouvel Obs.
Sarkozy, droits de l'homme et realpolitik
NOUVELOBS.COM | 11.12.2007 | 19:21
A l'occasion de la visite du colonel Kadhafi en
France, le rapport qu'entretient Nicolas Sarkozy avec la défense et la
promotion des droits de l'homme suscite des réactions. Nouvelobs.com a
interrogé des personnalités politiques et des médias sur le sujet.
Notre question
"Nicolas Sarkozy était très engagé et intraitable sur les droits de
l'Homme pendant la campagne présidentielle. Il semble être depuis revenu à la
Realpolitik. Qu'en pensez-vous ?"
Les réponses
Paul Amar, présentateur de l'émission "Revu et
corrigé" sur France 5 : "Aucun homme politique n'échappe à cette
contradiction, à cette double posture. Quand un homme politique est dans
l'opposition, il défend les droits de l'Homme la main sur le cœur. Quand il a
le pouvoir, il change de posture. Le plus "bel exemple" est Bernard
Kouchner. On a pu observer ce même processus avec Valéry Giscard d'Estaing,
après sa rencontre avec Leonid Brejnev, en Pologne, en 1980. De même, pour
François Mitterrand après sa rencontre avec le général polonais Jarulewski.
Laurent Fabius, alors Premier ministre, avait alors pris ses distances. Jacques
Chirac et Vladimir Poutine étaient très proches également. Nicolas Sarkozy n'échappe
pas à ce terrible engrenage. La realpolitik est un terme qui s'impose à l'homme
politique qui exerce le pouvoir. La raison commercial, la raison économique, la
raison d'Etat s'impose accompagne ce revirement. C'est paradoxal. L'homme
politique, quand il arrive au pouvoir, doit constater inconsciemment puis
consciemment, que, pour l'existence de son Etat sur la scène internationale, il
doit avoir un dialogue avec des hommes politiques qu'il n'approuvait pas avant.
C'est un passage obligé. Diabolique mais obligé. En procédant par l'absurde: si
Nicolas Sarkozy avait ignoré Pékin, puis Moscou et enfin Tripoli, alors la
France, au nom d'une très belle cause, n'existerait plus et se ferait
"doubler", notamment par les Etats-Unis. L'engagement, avec la
nomination de Bernard Kouchner, avec la création d'un secrétariat d'Etat aux
droits de l'Homme, a volé en éclat avec ces trois visites. Les hommes
politiques, qui gouvernent ou amenés à gouverner, devraient assumer cela."
Jean-Michel Aphatie, journaliste politique sur Canal + et RTL
: "Les propos de campagne de Nicolas Sarkozy étaient très clairs. Il s'est
démarqué de la politique étrangère telle qu'il l'avait annoncée. Il semble que
dans la pratique, il se soit éloigné de ses objectifs de campagne, notamment
avec le coup de téléphone de félicitations à Vladimir Poutine après les
élections législatives ou encore la venue de Mouammar Kadhafi. La logique de la
politique étrangère est peu compréhensible. Il faut que le président soit
confronté à ses propos, afin qu'il puisse expliquer ses changements. Cela
relève de sa responsabilité. Le fait qu'il se taise suscite comme un trouble.
Que sa majorité le boude à l'Assemblée nationale, c'est incompréhensible. Cela
donne l'impression qu'il ne maîtrise pas les conséquences de ses actes.
On peut concevoir que quelqu'un arrive au pouvoir et aborde les choses
différemment. Il a le droit de changer d'avis.
Mais qu'il l'explique. Les gens
ne comprennent pas la réception du colonel Kadhafi, la longueur de son séjour,
les fastes déployés. La polémique sur les droits de l'homme, dont l'Elysée
soutient que le sujet a été abordé quand Kadhafi dément, ne fait pas avancer
les choses. Nicolas Sarkozy doit s'expliquer, pourquoi pas dans un énième point
presse avec Arlette Chabot et Patrick Poivre d'Arvor…"
Azouz Begag, écrivain et homme politique (MoDem) :
"L'objectif de Nicolas Sarkozy est de trouver de l'argent partout. Je
pense qu'il va ouvrir une nouvelle ère de la sociologie française, dans
laquelle l'argent n'aura plus d'odeur. C'est de la "Real économie".
Sarkozy ne parle que d'argent, il pense que c'est la clé de tous les problèmes
et l'objectif de tous les Français. Pour moi, les droits de l'Homme, c'est
d'abord le respect des autres et la courtoisie. Allez demander à Argenteuil, à
Clichy-sous-Bois et à Villiers-le-Bel ce qu'on pense de l'élégance républicaine
de Nicolas Sarkozy. En revanche, il n'y a plus de voyoucratie au niveau
international, il n'y a que de l'argent à prendre."
Najat Belkacem, conseillère régionale PS du Rhône-Alpes :
"Jusqu'à présent, Nicolas Sarkozy nous avait habitués à prétendre être
constamment guidé, dans ses réformes, par ses promesses électorales. Force est
de constater qu'en matière de droits de l'Homme, le président ne tient pas les
promesses du candidat. Je ne suis pas réellement surprise, parce que ce n'est
pas la première fois que Nicolas Sarkozy s'assoit sur les valeurs et les
principes qui font la France, comme l'a prouvé récemment sa position sur les
tests ADN par exemple. Et pourtant, on voit qu'il existe, dans des pays
proches, une autre façon de faire. L'Allemagne nous montre qu'il est possible
de faire des affaires sans renoncer à ce en quoi on croit. Mais encore faut-il
que le président, "Guide de la Rupture qui reçoit le Guide de la Révolution",
ait des principes en lesquels il croit. J'ai une pensée pour les infirmières
bulgares, torturées il n'y a pas si longtemps dans les geôles de Kadhafi, et
pour les prisonniers politiques libyens, qui doivent se demander, aujourd'hui:
où est la France?"
Antoine Detourne, président du Mouvement des Jeunes
socialistes (MJS) : "Je pense qu'il existe une voie moyenne entre, d'un
côté, faire signer des contrats et ne pas parler des droits de l'Homme et, de
l'autre, au nom des droits de l'Homme, refuser des contrats. On peut faire les
deux. Nicolas Sarkozy, notamment sur les relations internationales, a à
plusieurs reprises parlé de franchise. Considérant qu'il ne parle pas ou si peu
des droits de l'Homme quand il se rend en Chine ou quand il reçoit le colonel
Kadhafi, on est en droit de s'interroger. Soit sa franchise lui commande de ne
pas en parler, soit il n'est pas franc avec ses amis. En tout cas, c'est une
vraie rupture de minimiser autant les questions des droits de l'Homme et de
rendre les honneurs de la République à quelqu'un qui, par ses principes
politiques et son action au quotidien, contredit si ouvertement ce pilier
essentiel du projet républicain que constitue la défense et la promotion des
droits de l'Homme."
Bernard Guetta, éditorialiste à France Inter, co-auteur de
"Le monde est mon métier" (éd. Grasset) : "Son tête-à-queue est
absolument indiscutable, mais c'est le candidat Sarkozy, pas le président, qui
se trompait -ou mentait- sur les relations internationales. Si l'on devait
n'entretenir des relations qu'avec les pays qui respectent les droits de
l'homme, il faudrait rappeler nos ambassadeurs en Chine, en Russie, dans une
écrasante majorité des Etats africains, dans bon nombre d'Etats asiatiques, et,
également, aux Etats-Unis, qui ont réinventé les oubliettes à Guantanamo et
n'ont pas hésité à recourir à la torture sous prétexte de lutte contre le
terrorisme. Cela ne serait évidemment ni possible ni souhaitable. Le fait est
que les démocraties, surtout celles qui respectent réellement leurs principes,
ne constituent qu'une petite minorité dans le monde. Défendre les droits de
l'Homme, ce n'est pas s'enfermer dans un bunker de nations plus ou moins
fréquentables, mais affirmer haut et fort la valeur des principes
démocratiques, et commencer, soi-même, par les respecter. Pour ce qui est de ce
qui fait débat aujourd'hui, la visite du colonel Kadhafi à Paris, deux choses à
observer. La première est que toutes les démocraties du monde, Etats-Unis en
tête, ont repris des relations normales avec ce régime depuis qu'il a renoncé à
ses plans d'armement nucléaire. La deuxième est qu'il valait mieux, à tous
points de vue, promettre à cet Ubu de le recevoir à Paris et lui dresser une
tente dans l'hôtel Marigny plutôt que de lui faire la guerre pour obtenir la
libération des infirmières bulgares. Si l'on veut avoir un espoir d'amener les
dictatures les plus inquiétantes à des comportements qui le soient moins, il
faut pouvoir leur faire miroiter une normalisation de leur situation. Cela
était vrai de la Libye. Ce le sera demain -espérons-le- de la Corée du Nord et
de l'Iran.
Propos recueillis par Justine Charlet et Solène Cordier
Il intéressant de voir à quel point nos journalistes sont pour certains couards. Ainsi, une fois encore la démocratie et les droits de l'homme sont des principes sur lesquels on peux s'asseoir quand ça permet de rapporter un peu de fric. Fric qui sert aujourd'hui à alimenter en partie le portefeuille du bouffon national. Chouette alors. Surtout quand on se rappelle de la position de notre Nicolas à nous lors de la campagne présidentielle. Je cite quasiment mot pour mot " a quoi cela sert-il d'avoir des principes si ce n'est pour les défendre et se battre pour eux. Il ne s'agit pas simplement de les avoir, il faut les respecter. Sinon on pervertit les valeurs de la République". Citation pour le coup sûre "je n'aime pas la realpolitik". Et aujourd'hui, rien que ça, on invoque la raison d'Etat. Qu'est-ce, si ce n'est de la realpolitik. En gros, on se retrouve donc une fois de plus avec à la tête de l'Etat un homme, censé incarner la rupture, élu pour ses bonnes paroles et qui aujourd'hui nous baise une fois de plus jusqu'à l'os. Ce qui vient confirmer un jeux de mot sympathique trouvé sur la toile: on ne peut pas être à la fois sarkozyste, honnête et intelligent. Une personne sarkozyste et intelligente (si l'on suit l'intelligence type UMP) ne peux pas être honnête; un sarkozyste honnête n'est pas intelligent; et si vous êtes honnête et intelligent, vous ne pouvez évidemment pas être sarkozyste.
Notez quand même que le pire journaliste à répondre aux questions posées est M. Guetta. Déjà qu'avoir le même nom qu'une star de la disco bon marché n'est pas glorieux... J'ai rarement vu autant de malhonnêtetée avouée avec autant de flegme et de naturel comme si tout personne un minimum "éclairée" (sans doute aveuglée par le faste déployé à Kadhafi) ne pouvait que partager son opinion. Hallucinant de voir que décidément les principes sont aujourd'hui unanimement considérés par les médias et le pouvoir comme étant de la fioriture. Au moins, le jeu est clair. Démocratie et droits de l'homme, le nouvel opium du peuple?
06 décembre 2007
Nicolas Sarkozy a adressé un message aux FARC et un autre à leurs otages
e
chef de l'Etat français, Nicolas Sarkozy, s'est adressé, dans la nuit
de mercredi 5 à jeudi 6 décembre, aux Forces armées révolutionnaires de
Colombie (FARC), qui détiennent la Franco-Colombienne Ingrid
Betancourt, et à leurs otages, par le biais de deux messages, l'un
télédiffusé, l'autre radiodiffusé.
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S'adressant à Manuel Marulanda, le chef des FARC, dans un message mis en images par TF1 et injecté, à partir de minuit,
dans le réseau mondial d'images Serpe, devenant ainsi accessible aux
chaînes qui veulent le retransmettre, M. Sarkozy déclare : "Je forme un rêve : celui de voir Ingrid au milieu des siens pour Noël." "Je
m'engage de mon côté à continuer à m'impliquer personnellement dans la
recherche d'une solution humanitaire, pour la libération de tous les
séquestrés. Au-delà, je m'engage à redoubler d'efforts, si cela est
souhaité, pour contribuer à trouver une issue au conflit colombien", promet le président français.
"La lettre si profondément émouvante et désespérée qu'elle a adressée à sa mère ne peut laisser personne indifférent. La flamme est en train de s'éteindre dans cette femme dont l'audace, dont le courage force l'admiration de ceux qui la connaissent. Où est donc passé son sourire ?", se demande-t-il. "Monsieur Marulanda, vous pouvez réaliser ce rêve, vous pouvez sauver cette femme, vous pouvez montrer au monde que les FARC comprennent les impératifs humanitaires. Monsieur Marulanda, vous portez une lourde responsabilité."
"INGRID, NOUS NE VOUS LAISSERONS JAMAIS TOMBER"
Dans un second message, message radio qui sera diffusé par Radio France internationale (RFI) qu'Ingrid Betancourt a dit, dans sa lettre, pouvoir capter, M. Sarkozy s'adresse directement aux otages détenus par les FARC. "Je m'adresse à vous qui êtes retenus en otages, je m'adresse à vous en mon nom personnel, mais surtout au nom des 62 millions de Français et, je crois pouvoir le dire, au nom de toutes les femmes et de tous les hommes de bonne volonté qui, partout dans le monde, à l'unisson, réclament votre liberté", explique-t-il. "Je me suis engagé pour vous. Je me suis engagé à vous arracher à un destin inhumain. Ceux qui vous détiennent font une erreur tragique. Ils s'égarent. Ils s'isolent. La communauté internationale est unanime à condamner leurs méthodes. Il est temps pour eux de le comprendre et de faire preuve d'initiative", déclare M. Sarkozy.
"La France ne vous oubliera pas", assure-t-il, "Elle ne vous oubliera jamais. En ce moment même la France recherche de nouveaux moyens pour vous rendre à la liberté, pour vous rendre aux vôtres et à la vie. L'urgence d'une solution est devenue encore plus évidente aux yeux de tous. J'aurai, avec la discrétion qui s'impose, tous les contacts nécessaires pour atteindre le seul objectif qui m'intéresse : votre liberté". "J'ai déjà eu de nombreux échanges personnels avec des dirigeants qui, à un titre ou à un autre, peuvent nous aider à avancer : en premier lieu, le président Alvaro Uribe, avec lequel j'entretiens un dialogue suivi ; le président Chavez, que j'ai reçu à Paris ; le président des Etats Unis, dont trois compatriotes figurent parmi vous. Je poursuivrai sans relâche cette action en m'assignant une obligation de résultat."
Enfin, s'adressant nommément à Ingrid Betancourt, il dit : "Je
veux vous dire, chère Ingrid, mon admiration pour votre dignité, pour
votre courage dans une situation où des êtres plus faibles auraient
perdu jusqu'à leur humanité (...) Ingrid, nous ne vous laisserons jamais tomber."
62 millions de français moins un s'il vous plaît. Ingrid Bétancourt, sans même prononcer un mot, nous emmerde depuis maintenant plusieurs années. Pourquoi? Parce qu'elle a le bénéfice d'être d'une riche famille proche du pouvoir et d'avoir été mariée à un diplomate. Qu'a-t-elle de plus que les autres? Rien. Pourtant, c'est systématiquement son nom et non celui de Aïda Duvaltier, 71 ans, franco-colombienne également détenue depuis 2001 par les FARC dont il est fait mention. Pourquoi? Parce que sa famille n'a malheureusement pas la chance d'être assez friquée et bien placée pour attirer l'attention. Qu'on arrête de nous rebattre les oreilles de cette "pauvre" femme. Combien d'hommes et de femmes sont-ils retenus en otages par des gouvernements devant lesquels notre ami le petit Nicolas fait ses courbettes? Combien de personnes sont-elles emprisonnées en Chine, dont un jeune français qui a eu le tort de transporter du cannabis mais qui ne mérite sans doute pas sa peine de prison de plus de 20 ans dans les pires geoles du monde? Pourtant ces gens là, on n'en parle pas. Ca ferait trop tâche au milieu des contrats EADS avec le tout puissant PC Chinois. Il est préférable de démoniser le juste combat d'une poignée de paysans colombiens armés assez malins pour échapper pendant des années à une armée de métier et à la CIA. Il est préférable de faire pleurer dans les chaumières en s'exprimant au nom de la France sans lui demander son avis pour faire rentrer "au pays" une femme qui a eu le "courage" d'être née au sein de l'intelligentsia internationale.
Pour contrebalancer l'info a sens unique: Message du collectif pour la libération de Aïda Duvaltier.
"Face à la nauséabonde et abusive propagande faite
par les médias et personnages du showbizness français en faveur des
intérêts d'Ingrid Betancourt, une initiative citoyenne s'est mise en
place pour lutter contre la désinformation dans cette affaire.
De famille bourgeoise et richissime, avec un père, qui fut ministre de
l'Education, ambassadeur de Colombie à l'UNESCO et en France, l'avenir
financier et social se présentait à la petite Ingrid sur un plateau
d'argent. Après une jeunesse dorée passée dans de somptueux
appartements de l'Avenue Foch, après des études de sciences politiques,
épouse comblée d'un diplomate français en poste en Équateur, puis aux
Seychelles, Mazette ! voilà, notre petite Ingrid arrivée à maturité qui
commence à se forger comme tous bons bourgeois dignes de ce nom, une
moralité charitable de tradition.
Quand d'autres se lancent, dans la récolte des pièces jaunes ( devant,
marron derrière ) organisée par sainte Bernadette, la brave Ingrid,
elle, choisit de se lancer en politique !
Elle dénonce alors le système colombien comme un système dans lequel la
démocratie ne fonctionne pas. Elle s'attaques à la mafia qui gangrène
la vie politique en colombie, se présente aux élections et propose de
représenter un gouvernement plus propre, plus démocratique, un peu à
l'image de ceux de nos pays occidentaux où les pots de vin affluent et
où les caisses électorales remplies par les patrons sont, croit-elle,
moins le signe de corruption que les magouilles en place actuellement
en colombie.
Ingrid nous raconte ceci dans une interview faite par la journaliste
Michèle Cédric dans son émission « Dites-moi » de la RtbF Bruxelles - 8
février 2002.
Ingrid disait : C'était à l'occasion d'une interview faite par la
télévision colombienne, on me demande : « Oui, vous luttez contre la
corruption, mais quels sont les corrompus en Colombie ? »
En général, les gens disent : « Il y en a beaucoup. » et ils prennent la tangeante.
Et là, moi, j'ai donné les noms de ceux qui, je pensais, étaient véritablement les plus corrompus.
L'interview est diffusé dans le journal d'informations à Bogota et cinq
minutes après, le téléphone sonne et j'ai cet homme extraordinaire au
téléphone - il s'appelle *******, c'est un industriel, un des hommes
les plus respectables de la Colombie qui me dit : « Ingrid, je viens
d'écouter ce que vous avez dit, je suis tout à fait avec vous. C'est
très dangereux ! Mais je veux vous aider, qu'est-ce que je peux faire
pour vous, avez-vous besoin d'argent ? »
-Oui, évidement, j'étais en pleine campagne, oui, j'ai besoin d'argent !
-Quelle est la somme dont vous avez besoin ?
Je lui donne une somme, j'ai même pas pensé et il m'a envoyé le chèque le lendemain
Et ça m'a beaucoup aidé pour la campagne !
Voilà un très bon exemple de donation désintéressée venant des caisses
d'un « respectable » industriel colombien, qui de toutes évidences
n'exploite pas ses ouvriers et serviteurs et ne cherche aucunement a
trouver intérêt, en versant de jolies sommes sur les comptes d'un parti
politique. Du moins, c'est comme cela que notre brave et incorruptible
Ingrid interprète la chose.
Se plaçant ainsi du côté des « non corrompus » en finançant
l'organisation incorruptible de service, ce « respectable » industriel
a toutes les chances de survivre à un éventuel changement de système,
passant de la corruption politique généralisée, à la réglementation
politique de la corruption.
Pour ce qui est des déclarations d'Ingrid Betancourt concernant la
paix, l'égalité, la liberté et l'écologie, elles ne dépassent pas les
voeux pieux provenant du pontife en principal du
Vatican. Bref, Ingrid Betancourt se situe parmi les très nombreux
personnages qui participent activement au maintien d'une politique
bourgeoise, bien intentionnée, qui cherche à conserver les privilèges
de l'élite du pays, et la paix seulement pour les nantis. ( Les miettes
pour les autres )
Depuis plus de trois ans, la France est mobilisée pour obtenir la
libération d'Ingrid Betancourt, mais ne s'est que récemment rappelée
qu'une autre franco-colombienne, Aïda Duvaltier, 71 ans, est aussi
détenue depuis 2001 par un groupe de guérilleros.
La
famille de Aïda Duvaltier déclare ceci : « Nous avons tout essayé, de
contacter les médias, les autorités, de distribuer des tracts avec la
photo de maman, d'ouvrir une ligne gratuite pour avoir de ses
nouvelles, d'implorer l'aide de différentes communautés, mais en vain.
C'est un calvaire »
Depuis des années, les personnages politiques français qui se déplacent
à Bogota pour demander la libération d'Ingrid Betancourt, oublient
étrangement, toujours, cette triste affaire.
Quant a Betancourt, si il y a une telle mobilisation en France, ce
n'est pas le fait de ses soi-disant positions d'écolo-bobo, sirupeuses
de charité et pleines de bonne volonté pour construire un avenir
écologique et plus juste en colombie, ni au nom de l'amitié
franco-colombienne, mais bien grâce aux relations de sa famille. Les
médias complaisants, voir aux ordres des élites des beaux quartiers,
s'activent à manipuler l'ensemble de la société, en choisissant pour
nous les personnes pour qui il convient de se battre, et lesquelles
méritent la liberté plus que d'autres. C'est écoeurant !"
05 décembre 2007
Saloperie de canalblog
A peine viens-je de publier le dernier post que je remarque que seules quelques photos sont passées. On recommence. Voici la suite.

A library with a coffee shop is like a computer store that sells magnets (blague d'informaticien/geek -rayez la mention inutile)
Etant donné que je suis en vacances (ou presque), les prochains jours vont être consacrés à la bougeotte, au dodo, à la lecture et aux photos. Et j'ai au moins commencé les photos. Grâce au magnifique pied dans lequel j'ai investi (endetté jusqu'à la prochaine génération), j'ai enfin pu me mettre sérieusement aux photos de nuit et crépuscule, ce qui s'avère assez facile ici sachant que la nuit commence à tomber vers 16h-16h30. Mais ce qui ne s'avère pas non plus toujours très concluant du fait de mon manque de savoir dans l'art de la photographie. Je tatonne, je tatonne, je finirai bien par y arriver comme un vrai professionnel. Prochaine étape, la faune et la flore. Mais en attendant voici les photos du moment (je rassemblerai tout dans un album plus tard). Certaines se répètent, désolé, pour l'instant je prends en photo que la plage. Mais ça va changer dans les jours qui arrivent, je vous le promets. Comme d'habitude, cliquez dessus pour les voir en plus grand.

04 décembre 2007
Ingratitude de la jeunesse, mauvaise foi du pêcheur, allez!
Pas pu m'en empêcher...











































