27 février 2008
Fumer est bon pour la collectivité.
Ce que l'article oublie de mentionner c'est qu'en plus, parfois, le tabac peut nous débarrasser de notre voisin un peu chiant. Un bon cancer, voilà la solution à nos problèmes !
Les fumeurs et les obèses, bonne affaire pour la Sécu?
Par Ophélie Neiman (Rue89) 20H40 27/02/2008
A l'échelle d'une vie, les fumeurs et les obèses dépensent moins pour leur santé: une étude hollandaise relance la polémique.

C'est une dépêche de l'agence Associated Press qui révèle cette information qui sent le soufre: selon une étude néerlandaise, les personnes obèses ou fumeuses coûtent moins cher en frais médicaux que les autres.
Pieter Van Baal, auteur de l'étude et économiste pour l'Institut de santé publique des Pays-Bas, résume les conclusions de ses recherches d'une simple phrase: "Si on vit plus longtemps, on coûte plus cher au système de santé."
Avec ses collègues, Pieter Van Baal a créé un modèle évaluant les coûts de santé pour trois groupes de 1 000 personnes: un groupe de fumeurs, un groupe d'obèses et un groupe de gens minces et non-fumeurs. Leur espérance de vie a été évaluée à, respectivement, 77 ans, 80 ans, et 84 ans pour les personnes en bonne santé.
Or, comme le montrent les graphiques de cette étude, ce sont dans les années de fin de vie que les frais médicaux s'envolent: à 75 ans, les dépenses annuelles de santé sont quatre fois plus importantes qu'à 25 ans. Et elles ne cessent d'augmenter avec l'âge.
Conséquence: un fumeur, entre ses 20 ans et sa mort, aura coûté 326 000 dollars, une personne obèse aura engendré des dépenses évaluées à 371 000. Le montant des soins administrés au dernier groupe se chiffre lui à... 417 000 dollars!
Catherine Hill est chef de service de biostatistique et d'épidémiologie à l'Institut Gustave Roussy, et auteur de nomreux rapports sur le tabagisme et la mortalité. Les résultats de cette étude ne la surprennent pas:
"On entend ce genre de discours depuis longtemps, largement repris par les associations de fumeurs. Il est certain qu'en terme de retraites, un fumeur est plus rentable pour l'Etat.
"Mais entre ceux qui survivent à leur cancer, ceux qui développent des maladies bénignes mais coûteuses... il y a trop de données, dont certaines non quantifiables. Pour moi, le coût du tabac est incommensurable."
"Il faut ajouter les taxes que paie le fumeur sur le tabac"
Certaines associations, en effet, sont ravies des résultats. Et le collectif national pour la préservation de nos libertés (noslibertes.org), d'en remettre une couche:
"A cette somme, il faut rajouter les taxes que paie le fumeur sur le tabac. Sachant que l'État prélève, en France, 80 % du prix de vente TTC, il gagne donc 4,04 euros sur un paquet (...).
Si on prend une durée moyenne de tabagie de vingt ans, avec un paquet par jour, on arrive à la somme de 29 492 euros de bénéfice pour la collectivité.
Si on rajoute ensuite les sept ans de retraite, que la collectivité ne paiera pas au fumeur, cela nous fait sept fois douze mois, d'une pension moyenne qui est de 1 302 euros, soit 109 368 euros. (...) Une somme qui devrait faire réfléchir l'Etat dans ses décision en matière de politique de santé."
"Est-ce que je préfère être une bonne affaire ou voir grandir ma fille?"
Gérard Audureau, président de l'association Droits des non-fumeurs, et membre de l'Alliance contre le tabac, ne voit pas les choses du même oeil:
"Le panel est-il représentatif? Même stress au travail, même activité physique? Tout cela compte. Et les ex-fumeurs? De plus, c'est le coût total qui est considéré ici, alors que les dépenses de santé par année de vie est plus élevé chez le fumeur.
Et que dire des nombreuses visites chez le médecin pour des emphysèmes, ou du coût pour les entreprises des arrêts maladies, plus fréquents pour un fumeur!"
Pour Catherine Hill, finalement, il faut élargir l'horizon de cette étude:
"Le tabac pourrait se résumer à cette question: est-ce une bonne ou une mauvaise affaire? La question se pose pour le plaisir immédiat, la convivialité. A long terme, elle pourrait se poser en ces termes: est-ce que je préfère être une bonne affaire financière, ou voir grandir ma petite-fille?"
Etre une bonne affaire financière, voilà au moins de quoi donner du baume au coeur aux 60 000 Français qui meurent chaque année des conséquences du tabac.
22 février 2008
Branleur
Vous aurez remarqué mon nouveau statut d'adhérent à la fondation internationale pour la promotion de l'onanisme décomplexé. Ci-dessous un message de son créateur à ceux qui auraient le désir de nous rejoindre.
Un Message de Sieur Larcenet :
Ami, si tu veux faire partie de la Fédération Internationale des Gros Branleurs, télécharge le logo ci-dessus et mets-le sur ton site, ton blog, le journal de ta ville, de ton école, à l’arrière de ta bagnole ou de ta sœur, chez ta boulangère, fais le passer à tes amis ou fais-le toi tatouer sur le cul. Et si on te demande « Mais… quel est exactement le concept ? », tu n’as qu’à répondre « On s’en branle ».
Puisque, de toute façon, quand je ne dis rien, je me le reproche, et quand j’ouvre ma gueule, ce sont les autres qui me le reprochent, alors je te propose ami branleur, frère pauvre type, de rejoindre la Fédération Internationale des Gros Branleurs. La charte c’est :
« Ne pète pas plus haut que ton cul et ne fais pas trop chier tes voisins, ils sont peut-être moins cons que toi. »
Sous cette bannière, je suis certain que nous formerons un large mouvement populaire et nous montrerons aux élites que, bon, c’est bien gentil leurs conneries, le consensus stupide autour du radicalisme, la vénération du moralisme psycho rigide, la prédominance de l’éthique à sens unique, le trou du cul tout serré, le politiquement correct, la morale et tout ça...
Mais que bof, en fait, on s’en branle.
Camping
On rentre de deux jours de camping et j'ai renoncé à mettre plus de photos dans l'album créé à cet effet sachant que ce putain de canalblog n'est pas foutu de fonctionner correctement plus de 5 minutes d'affilée. Et comme c'est pas un serveur merdique qui me fera prendre des photos en basse qualité juste pour le plaisir de les monter, eh ben je m'en vais vous les mettre sur cet article. A noter qu'une video arrivera ensuite, créée par les bons soins de Tom.
En gros, résumé des deux jours; réveil à 6h30 pour moi le mardi, départ prévu à 7h. 6h45, je reçois un message de Tom qui me dit que Julien ne viendra pas finalement et qu'il ya donc une place de libre dans le van. Je m'empresse donc de proposer à Lauren qui se prélasse encore mollement entre les oreillers. Bien entendu elle accepte (après 10 minutes de torture psychologique mais ça on oublie), du coup le retard de 20 minutes que j'avais déjà vont se transformer en 1h30... départ avec le van après l'avoir chargé de tout ce que l'on peut croire utile pour un camping (couvertures, papier journal, appareil photo, matelas, coussins, guitare, nourriture, vaisselle...), en direction de la station essence. Sachant que l'aiguille du réservoir est cassée, pas moyen de savoir combien il nous reste. Plein de propane - bing 25$! Au moins on est tranquilles pour 250 bornes...
Puis direction le campus pour chopper les affaires de Lauren chez elle. Re-départ vers 8h30... pour le centre-ville cette fois afin de retrouver Mimi et Tom qui nous attendent patiemment depuis 7h... arrivée 9h dans un downtown qui commence à saturer de véhicules, heure de pointe oblige. Après quelques palabres, nous partons enfin. Stop pour un café sur le chemin de l'autoroute et c'est parti pour le grand voyage: 175 bornes jusqu'à Qualicum Beach, dans un van en compagnie de mon aimée, par un soleil radieux (avec quelques nappes de brouillard suivant les endroits) mais sans radio. Du coup, on se raconte des histoires et c'est très bien aussi. J'avais oublié à quel point avoir des freins dignes de ce nom sur un véhicule pouvait être agréable! J'ai surtout l'impression de conduire un bus, faut s'y habituer au début...
Bref, après s'être perdus de vue deux ou trois fois avec Tom et Mimi, on finit par se retrouver à Qualicum Beach. Pas moyen de louer des combinaisons de plongée, pas grave on s'oriente donc vers un lac proche pour camper. Mais tout d'abord, case courses. Une fois cette étape passée, départ vers Spider Lake. Arrivée 15 minutes plus tard. On aura du mal à trouver un endroit caché de la route où camper et faire du feu sachant que c'est interdit partout. On finit par trouver un chemin de traverse presque impraticable. Impraticable disais-je? Rien ne l'est pour nous et nous arrivons finalement sur le spot qui sera notre lieu de campement pour les 20 prochaines heures.
Arrivés sur place, direction le lac en traversant la forêt, le tout lestés de quelques bières à déguster sur les rives froides et privées (mais non occupées en hiver) de Spider Lake. Le reste de la journée de la nuit est assez trivial pour un camping, à savoir retour au début du crépuscule, mise en place du feu, du poulet et des patates, sortie du vin, du whiskie et des guitares, et puis au milieu de la nuit, direction le van pour dormir sur les matelas soigneusement arrangés par les filles dans l'après-midi.
Et là c'est le drame. Parce que à 4 dans la longueur du van on tient pas. Seul Tom semble très bien installé; à tel point qu'à peine les portes fermées, il dort comme un bébé. Concernant Lauren et ma pomme, nous sommes relégués du côté du van où comme par hasard, il y a un gros trou du fait de la porte latérale... la nuit sera longue et inconfortable. Tout cela sans préciser qu'on dort habillés (un minimum en tout cas) parce que trop fatigués pour se déssaper, et surtout il fait froid, le van est percé comme un gruyère.
Bref, la nuit se passe en une quinzaine d'étapes de réveil-retour au sommeil. Et puis miraculeusement le matin arrive. Passé le petit déjeuné à base de saucisses, de pain grillé, d'un fond de café (pas assez d'eau) et de jus de fruit, nous voilà partis en direction de la rivière pour se débarbouiller. L'eau est froide (non, pas froide, vivifiante!), elle fait un bien fou, Mimi perd ses deux mains qui nécrosent dans l'eau glaciale en faisant la vaisselle, Tom part se soulager dans les profondeurs boisées de la forêt tel un trappeur né, Lauren se débarbouille en silence et enfin nous voilà repartis. Aux alentours de midi, nous reprenons donc la route.
Nous nous arrêterons une fois encore sur un spot trouvé au hasard pour deux petites heures mais menacés par la pluie, nous déciderons de repartir pour atteindre Victoria au crépuscule, crevés mais contents. Une fois le van déchargé et une douche prise, le chemin vers le lit sera court... couché à 22h30! Lauren devant se lever le lendemain à 6h30, c'est mieux ainsi...
17 février 2008
GEEEEEEEEEEEEK!!! AAAAAARHHH!!!
En ce dimanche après-midi, où le soleil brille, où les petits lapins cavalent joyeusement et copulent dans les fourrés, où les ratons-laveurs se régalent des senteurs de poubelles prenant la chaleur, où les daims manquent nonchalemment de se faire renverser par les pick-ups du coin... je suis sur mon ordi. Oui et je le clame. J'irai à la plage ensuite mais par ce beau soleil radieux je suis devant mon ordi. Et fier, très fier! Je suis passé à Linux!... pour les néophytes qui ne savent pas ce que c'est, c'est le summum de la geekitude! Passer à Linux pour un geek signifie un peu comme aller à la Mecque pour un musulman ou à Rome pour un chrétien: c'est une expérience de passage. Comme sa première cuite.
C'est inoubliable, c'est le grand saut dans le partitionnement sauvage de disque dur, c'est l'expérience de la loose "je sais pas comment ça marcheeeeuh" combiné à celle de la classe américaine "moi, windows? Ahahah tu rigoles, gros noub! Moi, Linux!", c'est... c'est beau... tous ces thèmes de desktop à apprivoiser, tout ce fonctionnement archaique à base de clés info qui n'ont plus été utilisées depuis MS DOS, c'est archaique, révolutionnaire, incompréhensible et mystique à la fois!!!
Alors, vous me direz, c'est pas exactement Linux, j'ai pas/plus assez d'acnée, d'appareil dentaire et de cul de bouteille sur les orbites pour posséder le QI nécessaire au bon fonctionnement de Linux basique... c'est Linux Ubuntu! En gros (comme je sais que peu de gens qui me lisent *sob* y connaissent quelquechose, je précise) c'est Linux mais présenté et organisé de manière (plus) simple, de type Windows. Et ça
fonctionne bien mieux. Et c'est plus beau. Enfin bref voilà, je fais mon coming-out dans le monde de l'informatique libre. Quelle joie, quelle sensation! Avoir tout un ordinateur que je suis désormais incapable de faire marcher! Alala mes amis quel frisson! Surtout quand je m'aperçois que j'ai formaté tout le reste.... ahahaha, non j'ai quand même gardé une version de base de win xp... sauf que j'ai plus le son dessus... enfin bref voilà.
A force de raconter des conneries, j'en aurai presque oublié le plus important! C'est l'anniversaire de Lili aujourd'hui! 18 ans la frangine! J'lai pas vu grandir!
Bon Anniversaire en tout cas! 18 ans, ça se fête qu'une fois! Tout comme 20, 21, 22, 23, 24 ou 45 soit dit en passant...
14 février 2008
Libéblog
Does somebody speak English?
Voici la lettre que le député européen italien Marco Cappato (libéral) vient d'envoyer -uniquement en français et en italien- à ses collègues pour défendre le multilinguisme.
Chère/Cher Collègue,
Aujourd'hui l'utilisation de masse et toujours plus exclusif de la langue anglaise, dont la connaissance obligatoire s'étend aux différents contextes de la vie de tous les jours, ne continue pas seulement à provoquer la disparition des langues minoritaires, mais représente une forte menace pour toutes les langues et pour l'écosystème linguistique-culturel de la planète: on estime que 90-95% des langues du monde vont disparaître au cours de ce siècle.
Cette tendance à n'utiliser qu'une seule langue, engendre des déséquilibres et des discriminations toujours plus grands, incalculables entre les pays et les peuples anglophones, qui étendent leur influence politique, sociale et économique au reste du monde, et les pays et peuples non-anglophones qui subissent cette influence (voir les considérations de Claude Piron sur dotsub.com).
Dans le panorama européen, l'utilisation privilégiée de la langue anglaise est témoignée par le fait que seulement 6% des jeunes anglais parle une deuxième langue communautaire par rapport à plus de 50% des jeunes des autres Etats Membres. Pourtant, il est évident que les Institutions Européennes, qui reconnaissent le principe inéluctable de la diversité linguistique, en favorisant cette tendance (il suffît de penser que même les documents téléchargeble sur le site UE concernant la politique du multilinguisme sont disponibles seulement en anglais et que les avis des concours pour fonctionnaires ou stagiaires sont publiés en anglais, français et seulement dans certains cas en allemand) sont les premières à conduire une politique non multilingue mais discriminatoire surtout envers les citoyens européens non anglophones.
En Italie, sur mille jeunes de 18 à 35 ans, à la question "Penses tu que le système linguistique européen centré sur l'utilisation de l'anglais, puisse favoriser les jeunes de langue maternelle anglaise par rapport aux autres?"La majorité écrasante constituée de 73% a repondu Oui (source Forum Nazionale Giovani). Depuis longtemps, la langue qui moins en aurait besoin, est financée à fonds perdu par la Grande Bretagne par investissements colossaux - seulement en 2005-2006, le British Council a reçu des financements de 275 millions d'euros - et cela avec le but évident de monopoliser définitivement la communication linguistique européenne et mondiale.
À la lumière de ces considérations, la déclaration du Premier Ministre britannique Gordon Brown du 17 janvier met en évidence une plus forte volonté d'expansion au but d'attaquer les marchés asiatiques. En le définissant un "nouveau cadeau pour le monde”, le Premier Ministre britannique a annoncé des ultérieures nouvelles ressources au British Council au but de former milliers d'enseignants d'anglais, dont 750.000 seulement en Inde (ex colonie britannique qui conquit l'indépendance en 1947 sous le guide non violent de Gandhi, lequel dénonça en 1908: « Donner à millions de personnes la connaissance de l'anglais c'est comme les réduire en esclavage »). La déclaration de Brown est disponible, avec les sous-titres en plusieurs langues, à l'adresse internet http://dotsub.com/films/ukdeclares/index.php
On se trouve donc en présence d'une véritable colonisation du monde entier à travers les politiques linguistiques. Pourtant, nous avons organisé, à l'occasion de la Journée Internationale de la Langue Maternelle, qu'on célébre le 21 février, la "Première Manifestation d'Indépendance de la Langue Anglaise", qui aura lieu à Rome de 15h à 17h devant l'Ambassade Britannique.
Pour en savoir plus et pour adhérer à cette initiative contactez:
ERA Onlus, association pour le Droit à la langue et pour la Démocratie linguistique internationale,
76, Via di Torre Argentina - 00186 – Roma;
tel : 0668979.380/308/797, 3490818387; fax 0623312033;
www.democrazialinguistica.it info@democrazialinguistica.it
Réponse immédiate et pince sans rire de Neil Parish du député conservateur britannique Neil Parish:
Dear Marco,
Thank you for your email. Is there any chance you can send through a copy in English?
Neil
08 février 2008
Le jeu des différences.
Aujourd'hui, un brin de ludisme et d'innocence joyeuse et infantile. Cherchez l'erreur.
Pour lire la réponse (j'anticipe avant que certains ne se plaignent que c'est à l'envers...), clic gauche sur l'image. Puis clic droit + "Enregistrer l'image sous". Puis ouvrir l'image avec n'importe quel logiciel simple d'aperçu. Puis faire pivoter. Pfiouuu...
faute de grives on mange des merles
Plus on avance et moins j'ai l'impression d'avoir des activités diversifiées depuis la rentrée... disons que je vais en cours, je passe du temps avec Lauren, je me tiens au courant de l'actualité, je bosse sur les projets à faire pour les différents cours et puis le WE on se fait généralement une ou deux soirées entre étudiants pour se voir, rigoler un coup et discuter frivolement.
Oui mais voilà ça ne nourrit pas son homme. Alors oui, il y a la vie spirituelle. Mais ça ne suffit pas non plus, j'ai tout simplement l'impression de gâcher des opportunités en vivant dans ce grand pays que je ne visite pas. Pourtant, je me cultive, j'apprends, je vais à des conférences, je discute, je philosophe; je - bref! J'interragis avec mon environnement. Mais... y a pas le déracinement, la découverte de grands espaces autres qu'intellectuels, y a pas l'aventure. Un problème crucial ici, comme dans tout pays dit "développé" (ahahah, bonne blague) c'est que, si tu veux découvrir, il faut (beaucoup) d'argent. On ne se rend pas vraiment compte à quel point le simple fait de se déplacer d'un point à un autre peut être cher, surtout ici. Y a pas de trains. Le bus est pas rentable, autant prendre la voiture. Le ferry est certes peu cher mais une fois sortis du ferry, tu fais comment? Bus? Certes. Mais pour aller où? Le bus c'est bien mais c'est mal foutu (je pense particulièrement à Vancouver). Environ 2 ou 3 heures pour traverser la ville. Et ensuite tu fais quoi? Tu dors où? Dans la rue? L'hôtel coûte cher et dormir sous la tente t'expose à te faire chopper par les flics. Et les distances sont si grandes qu'avoir du temps est également nécessaire. C'est pas Paris-Dijon en 1h30. NOOOOON. C'est Victoria-Vancouver en 5 heures. Sans compter les heures de transport sur place. Impossible à faire en un WE, c'est pas rentable, au niveau temps, énergie et découverte. C'est assez dommage de parler de tout ça en termes comptables mais la réalité est là: si tu veux bouger un WE, mettons à Vancouver, tu passes plus de temps dans les transports qu'à vraiment voir la ville. Alors bien évidemment, y a pas que Vancouver.
L'île est pleine d'endroits à visiter. Heureusement, une semaine de vacances arrive à l'horizon. Du travail planifié mais pas seulement. Je sens que je vais bientôt mettre le travail de côté et profiter plus amplement de mes week ends. Ca commence à devenir une nécessité, ne serait-ce que psychologique, pour ne pas se dire en revenant "- ben voilà, j'ai passé une année super.
- ah ouais? C'était comment le Canada?
- Le Canada? Ben euh... jsais po. C'est où ce pays là?"
L'avantage c'est que les jours rallongent de plus en plus et que la chaleur (trrrèèèès relative) ne devrait pas tarder à revenir en catimini. Bonne occasion de partir s'aérer l'esprit en camping à l'arrache. D'autant que le frère de Paul vient passer trois semaines à Victoria après le reading break (semaine de vacances; dans deux semaines). De quoi se faire du road trip et de la découverte de paysages... A suivre.
07 février 2008
Ahes you are and to ashes you shall return.
Maria, touriste refoulée à Roissy: la France a perdu une amie
Par Christiane Chirikoff (Internaute) 15H04 07/02/2008
Maria Gonzalés est une jeune femme élégante de 35 ans... c'est bien! Elle est professeur... belle profession! Elle est mariée à un professeur... rien à dire! Elle est maman de trois beaux enfants... parfait! Elle est Mexicaine et aime la France... tout est super!
Elle a un passeport en règle. Elle décide de venir voir sa cousine, étudiante et jeune fille au pair en région parisienne. Aucun problème à l'horizon! Sa soeur organisera son séjour... vive la famille!
Maria prend d'abord un billet open, car elle ne sait pas exactement la date de son voyage. Lundi 26 novembre, la voilà finalement dans l'avion. Vol sans problème. A 9 heures, sa cousine Karla attend à l'aéroport de Roissy Charles de Gaulle. L'avion a atterri depuis déjà quelque temps, mais elle attend toujours.
Personne ne peut dire où est Maria, qui ne parle pas un mot de français. Sa cousine est inquiète, elle remue ciel et terre. On lui conseille enfin de voir la Croix rouge, qui lui apprend que Maria est à la Zapi 3, le centre de rétention de l'immigration.
On précise à Karla que Maria n'a le droit de communiquer ni avec sa
famille au Mexique ni avec sa famille en France. Que lui reproche-ton?
Des choses extrêmement graves: ne pas avoir une attestation signée de
logement (avec preuve d'identité) ou une réservation ferme d'une
chambre d'hôtel. Mais aussi de ne pas avoir une attestation d'assurance
de rapatriement en bonne et
due forme -même si elle possède une carte bleue!
Somme minimale à avoir: 25 euros par jour
On reproche aussi à la touriste mexicaine de ne pas avoir sur elle, en euros, la somme minimum de 25 euros par jour pour toute la durée du séjour. Sa cousine met du temps à comprendre tout ce qu'on demande à Maria. C'est la Croix rouge qui lui indiquera que le centre de rétention exige toutes ces preuves.
C'est alors que la cousine de Maria me téléphone. Pas de problème: je veux bien prouver qu'il y a une chambre chez moi pour Maria, que connaît bien mon fils, qui vit au Mexique. En fait, il m'arrive souvent de prêter une chambre aux amis mexicains de mon fils. Il n'y avait jamais eu de problème à l'arrivée à Roissy jusque-là, alors que je n'ai jamais fourni d'attestation de logement, pourtant!
Le temps de comprendre tout cela, il se fait tard et le centre de rétention ne répond plus. C'est à l'aube, le 27 novembre, que je pars en direction de l'aéroport, toutes mes attestations sous le bras. Il se révèle alors incroyablement difficile de trouver comment se rendre au Zapi 3, dans la zone fret.
Pas de taxi pour le centre de rétention
Ce n'est pas du tout indiqué, et aucun taxi ne veut s'y rendre: "Pas assez rentable". On prend finalement un autobus jusqu'à un bâtiment sans nom en rase campagne, gris avec des petites fenêtres et des grillages très hauts.
On sonne, une voix demande ce que nous voulons. On nous répond que l'on ne rentre pas comme ça dans ces locaux. Je me fâche un peu et on nous laisse entrer. Je frappe à une porte, on me répond qu'il faut attendre: seule la police a le droit de se déplacer.
On attend. Un policier sort du bureau et nous demande pourquoi nous avons fait intrusion. Il prend tous mes papiers, justificatifs et autres preuves d'identité, et part en nous plantant là au milieu du couloir.
Le voilà de retour. Maintenant que tout est OK, peut-on voir la "coupable"? Non. Peut-on lui parler? Non. On nous suggère de rappeler vers 15 heures.
Je commence à avoir des hallucinations. Que manque-t-il? Rien: "Si elle avait eu ces papiers à l'arrivée, il n'y aurait pas eu de problème." Va-t-elle sortir, alors? Non. On nous explique que, puisque la procédure a commencé, il y a de grandes chances pour qu'elle soit remise dans l'avion.
Pour la joindre, on nous donne vingt numéros de téléphone
On ne peut toujours pas voir la "coupable". Comme j'insiste, on nous dicte vingt numéros de téléphone correspondant aux cabines téléphoniques se trouvant dans les couloirs du centre au niveau des chambres des "expulsables". On nous demande de partir. On nous dit que "c'est les nouvelles directives, un point c'est tout".
Grâce à la Croix rouge, sa cousine parvient à téléphoner à Maria, qui ne comprend toujours pas pourquoi elle est enfermée. Elle dit qu'elle a passé une nuit affreuse.
A midi, on nous apprend que Maria n'est plus au centre, mais en zone d'expulsion. On me laisse entendre que si Maria refuse l'embarquement, elle reviendra au Zapi et repassera demain devant un autre instructeur, qui sera sûrement "moins rigide"!
A trois heures, je rappelle. "On" ne sait pas, je m'énerve un peu. On confond avec un autre cas de demandeur d'asile. Je deviens folle. Dix minutes plus tard, on me dit que Maria a été embarquée sur le vol Aeromexico AM005 de 14 h 10.
Je crois que la France vient de perdre une amie.
06 février 2008
Pif paf pouf, je suis une grosse p*****sse; pif paf pouf, ça c'est vraiment la classe!
Le très cher amour de Sarkozy et Estrosi pour les avions
Par Pascal Riché (Rue89) 18H25 06/02/2008
"Sarkozy et les avions", cela pourra probablement faire le titre d'un livre de 500 pages à la fin de son mandat.
Ce dernier aime les avions, du moins quand ils sont privés. On sait que, pour ses vacances en Egypte, il a utilisé pas moins de trois appareils, dont le jet d'un copain riche, Vincent Bolloré. Après tout, les avions privés, c'est bien mieux que les 4x4.
Il aime tellement les avions, qu'il a décidé de s'en offrir huit nouveaux. Selon le Canard enchaîné, le président de la République a en effet ordonné le renouvellement complet de la flotte présidentielle. Ces appareils seraient jugés trop vieux (on comprend mieux pourquoi il préfère Air Bolloré).
Et puis Nicolas Sarkozy souhaiterait avoir un bel avion, aussi beau que celui de George Bush, l'Air Force One, un Boeing 747 équipé de tout le confort moderne...
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Mais ce goût des avions est partagé par les hommes de Sarkozy. En témoigne l'affaire Estrosi, histoire édifiante d'une coupe de champagne à 138000 euros. L'histoire est également racontée par le Canard. Le ministre de l'Outre Mer, par ailleurs candidat à la mairie de Nice, devait se rendre le 23 janvier à Washington pour une conférence sur les récifs coraliens. Mais Sarkozy décide d'organiser un pot impromptu, à l'Elysée, pour les "sarkozystes de la première heure". Qu'à cela ne tienne, Estrosi renonce à son vol Air France: avec sa délégation de 11 personnes, il prendra un jet privé, un Falcon 900 de la société Dassaut.
Le Canard a calculé le coût de cette décision: 138000 euros, pour quelques bulles. Ce mercredi, à la sortie du conseil des ministres, Christian Estrosi a présenté ses excuses. C'est là que cela devient extravagant:
"Si on m'avait donné le montant de la facture du déplacement, je n'aurais pas accepté."
Ancien champion de moto, il ne savait pas qu'un avion ne volait pas gratuitement. Il faut donc le prévenir que seuls ceux de Bolloré ont ce don, ma foi très pratique.


















































