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Ta gueule

28 mars 2008

Printemps, petits oiseaux et copulation sauvage.

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Je rentre juste de cours, sur mon longboard,... sous la pluie. Or, ça n'est pas une bonne idée. Mon pantalon s'est transformé en torchon mouillé, mes chaussures en verres d'eau et mes00008 chaussettes en éponges. Bon, les chaussettes en éponge, ça devient agréable au bout de 10 minutes, l'eau est à bonne température et on a l'impression de marcher sur des amortisseurs. L'avantage supplémentaire, c'est d'avoir une barbe. C'est tellement beau tous ces petits cristaux argentés accrochés dans les poils! On dirait presque un sapin de Noël... D'ailleurs en parlant de Noyel, on est servi; depuis le premier jour du printemps, à savoir le 21 mars, il a neigé tous les jours. Ca tombe une demi-heure et ça tient rien du tout mais il neige... et le cerisier devant ma fenêtre est en fleur; c'est magnifique!

Ah oui, petit détail aussi, je suis tombé amoureux de la Minute Blonde, sur Canal +. C'est stupide, c'est hilarant, c'est sexy. C'est blond.

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26 mars 2008

Intermède musical.

free music

Petit point d'explication, parce que je commence à croire que certain(e)s lecteur(ice)s n'ont pas tout saisi.

Premier point. Faudra m'expliquer pourquoi boire et fumer est nécessairement associé au "je suis jeune, je me rebelle". Qui implique forcément un "je suis vieux donc un mouton (pour ne pas dire pire)?". Je ne crois pas pourtant. Alors si on pouvait aller au delà des clichés balancés et rebalancés, ce serait sans doute mieux pour tout le monde... Vous me direz, c'est mauvais pour mon organisme; certes, dans une moindre mesure. Tout comme la pollution quotidienne, le stress au travail, le manque d'exercice physique, une bonne partie de la nourriture que l'on achète ou encore les chewing-gums qui sont, comme vous le savez, bourrés d'aspartame. Vous me demandez de vous raconter ma vie de tous les jours? Je le fais de la manière la plus transparente que je peux, mais a priori beaucoup de personnes ici préfèrent les contes de fées. Ben nan dommage, ma vie n'est pas un conte de fée, je vis bien dans le monde réel et je ne suis ni un junkie, ni un rebelle, ni quoi que ce soit d'autre mentionné dans les commentaires incendiaires-mais-qui-se-veulent-sympas. Je trouve pourtant dommage que des pratiques jugées hors normes par certains soient forcément considérées "rebelles" et infantiles. Vos normes personnelles ne sont pas forcément les miennes et au cas où vous penseriez le contraire, elles ne sont que culturelles et en aucun cas déviées d'une raison supérieure naturelle et ahistorique. Nous sommes tous les produit de normes et de valeurs, qui diffèrent forcément d'une personne à une autre, à plus ou moins grande échelle. Je pensai que c'était ça aussi être adulte responsable; être capable de reconnaître que les autres, malgré des comportements qui peuvent parfois nous choquer, n'ont pas forcément tort et peuvent, ô sacrilège, avoir parfois raison. Alors, je n'attaque personne sur ses pratiques, j'aimerai qu'on en fasse de même me concernant. Et pas la peine de faire tout ce buzz en ce qui concerne ma consommation de psychotropes; parce qu'elle n'est ni nouvelle, ni dramatique. Ca fait plusieurs années que je consomme de l'alcool et du cannabis sans jamais être devenu un alcoolique ou un drogué. Pourtant personne ne semble s'en être aperçu, je poursuis des études jugées par tout le monde respectables (aaaah, la rébellion d'entrer à sciences po, quel comportement puéril s'il en est) et ce avec des résultats honorables, je vis une vie a priori équilibrée, j'ai une famille qui m'aime et que j'aime, des amis et amours, des idéaux qui me font me bouger les fesses, je continue de m'adonner à la musique avec passion et je n'ai pas encore les mains qui tremblent du fait du manque.
Alors oui, j'ai compris, ça en inquiète certain(e)s. Eh bien je vous rétorque, à la manière d'un célèbre grabataire qui fut en son temps jeune et fringant: "N'AYEZ PAS PEUR!"*
Ou à la manière d'un célèbre rasta: "Don't worry about the thing; 'cause every little thing's gonna be alright!"

Je ne sais pas si il fait beau en France, mais ici le soleil est radieux et c'est bientôt les vacances; ce serait dommage de gâcher la bonne humeur ambiante par des inquiétudes infondées.
J'ai juste essayé d'être le plus transparent possible tout en restant suffisamment pudique pour être lu sans choquer la morale de certain(e)s, je considère que je n'ai pas grand chose à cacher parce que rien de ce que je vis n'est classé secret défense. Maintenant, si vous voulez que je vous fasse une version édulcorée de ma vie de tous les jours, dites-moi.

* Je parle bien sur de JP2, pas de Raffarin.

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25 mars 2008

Camping. Jour 3.

free music
Le réveil est matinal; 8h30, nous sommes levés, avec le soleil frappant la tente. Il fait frais, comme toujours, mais tout prend une teinte beaucoup plus agréable, presque confortable (selon nos critères dit "civilisés") à la lumière chaude de notre astre solaire. Le feu repart très vite, il a chauffé toute la nuit. Mais ce matin, rationnement de l'eau oblige, pas de café. Pas de haricots non plus; du fait du festin de la veille, aucun de nous n'a vraiment faim. Juste quelques Reese(c) (délicieuses gourmandises combinant de manière magistrale beurre de cacahuète et chocolat), une pomme et une gorgée d'eau. Puis brossage de dents à l'eau de mer, rapide vaisselle des gamelles de la veille. Après avoir récupéré les victuailles restantes mises en sécurité dans un arbre avant le coucher (ours et loups obligent, c'est une question de survie), nous repartons, les sacs au dos, par la forêt cette fois. Expérience inoubliable de par sa difficulté: scotchés pendant plus de deux heures dans une forêt dense comme ma barbe/ les comédons de la figure d'un adolescent prépubère/ la stupidité chez notre nain national/ et j'en passe, à se frayer un chemin dans la végétation vierge de toute trace, escaladant des troncs pourris, sautant au pied d'autres, soulevant des masses de feuillage pour tenter de faire passer le sac à dos soudain très encombrant, extirpant des épines de nos bras, glissant sur des tapis de mousse verte et noire, tout en tentant de repérer vainement la direction que nous prenons approximativement. C'est une véritable forêt vierge. De la végétation. Et c'est tout. Philippe commencera d'ailleurs à perdre contenance après une heure de lutte dans le labyrinthe de matière végétale. Et ça n'était que le début. Nous atteignons finalement une crique, d'où perchés sur la falaise, nous pouvons admirer plusieurs couples d'aigles et environ une dizaine de phoques. Une faille dans la falaise nous offrira son ombre et son eau de ruissellement en guise de rafraichissement. Puis nous repartons. Et c'est de nouveau la forêt, inextricable amas de vert, de noir, de brun, de vivant, de mort. Nous finirons enfin par atteindre une étendue de roche noire battue par les flots blancs de l'océan venant s'écraser sur les pics acérés habités par les mouettes. Après plus de deux heures  passées dans l'étouffante moiteure de la forêt vierge, quelques minutes de repos sont nécessaire. Puis nous repartons. Nous évoluons sur la même roche noire glissante pendant encore environ une demi-heure. Une jolie crique s'ouvre devant nos yeux. Mes chaussures commencent à rendre l'âme, la semelle se détache et n'améliore en rien l'adhérence déjà faible de ce semblant de chaussures de marche. Nous traversons la crique pour nous retrouver à faire de l'escalade à flanc de falaise, cette fois assez haute, une fois de plus. Il nous faudra d'ailleurs traverser un gouffre au parois glissantes afin de continuer notre périple. L'opération est périlleuse, du fait des sacs et de la faible adhérence de la roche humide. Quelques 4 mètres en dessous de nous, des rochers et de l'eau. Paul traversera avec succès; je le suivrai quelques minutes plus tard. Au tour de Philippe. Après avoir tâté le terrain, il essaiera de lancer la tente à Paul, de l'autre côté du gouffre... tente qui, il fallait s'en douter, finit à l'eau. Paul descend donc, récupère la tente, trempée, pendant que Philippe fait chemin inverse afin de traverser la faille par la voie maritime, les jambes dans l'eau. C'est sur, c'est plus simple, c'est juste moins agréable... nous reprenons la forêt. La traversée sera moins longue cette fois, de l'ordre d'une demi-heure. Nous y sommes habitués maintenant, et tels des Indiana Jones modernes, moins gentils et moins beaux nous nous enfonçons dans les profondeurs moites de la végétation. Nous débouchons enfin sur une grande plage; nous ne sommes pas seuls, la plage semble même fréquentée de manière habituelle par les gens du coin. Nous passons un peu de temps à faire sécher la tente au soleil, nous nous restaurons à base de maïs en conserve et nous repartons, cette fois ci en empruntant un VRAI chemin, pavé de bois, remontant de la plage au travers vers la forêt. Nous nous rapprochons de la civilisation en quelque sorte, et là, au bout du chemin, un bar-restaurant nous ouvre ses bras. Je dois dire qu'on a particulièrement l'air fin en entrant dans le restaurant avec nos sacs énormes, les casseroles pendant dans le dos, des conserves vides accrochées au sac... ça nous permettra au moins de remplir nos réservoirs d'eau, de profiter de vrais toilettes et de désaltérer nos gosiers secs avec une bonne bière bien méritée. Nous ne nous attarderons cependant pas; nous reprenons la route pour une petite demi-heure, marchant sur l'asphalte, finalement beaucoup moins agréable que la forêt. Nous nous arrêterons sur un semblant d'aire de pic nic; semoule et chili pour tout le monde! Nos estomacs crient famine, cela fait bientôt 6 heures que l'on marche. Aussitôt cuit, aussitôt avalé. La tentation est forte de faire une sieste tout en sachant très bien que si jamais nous tombons dans les bras de Morphée, nous ne serons jamais capables de repartir. Nous repartons donc avec l'idée en tête de faire du stop. L'effort minimal produit portera du fruit puisque, à peine 5 minutes passées depuis notre décollage du déjeuner, un mec du coin nous fait monter à l'arrière de son pick up et se propose de nous ramener à notre voiture.... on ne pouvait rêver mieux.

Nous voilà donc rendus à la voiture, vers 17h, sains et saufs. Une petite re-marche, dans la direction prise le premier soir, jusqu'à un certain embranchement où nous prenons à gauche (nous avions pris à droite le premier soir), pour nous rendre à une plage conseillée par notre conducteur de pick up. Il nous faut encore nous payer une bonne volée de marches avant de profiter du soleil de fin d'après-midi sur cette plage effectivement magnifique. Puis c'est le retour définitif pour Victoria... (photos bientôt).

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18 mars 2008

Comment jouer avec le feu.


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envoyé par kenjiclo

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17 mars 2008

Camping. Jour 2.

100_3674Il aura plu toute la nuit. Des flaques aux 5 coins de la tente. 100_3675Mais enfin, vers 9h du matin, l'ondée s'arrête. Nous nous lèverons comme des fleurs aux alentours de 12h40. Une fois le feu reparti, le café et les haricots chauffent et finissent dans nos estomacs encore crispés par le froid. Une fois la tente pliée et les sacs refermés, nous repartons aux alentours de 14h. IMG_0732Toujours tout droit, dans la même direction. Après la traversée les pieds dans l'eau d'une rivière sortant de la forêt et se jettant dans l'océan, nous entamons la plus belle partie du voyage. IMG_0738Arrivés au bout de la plage une demi-heure plus tard, il nous faudra pratiquer un peu d'escalade le long de la pointe rocheuse de la plage pour enfin accéder à un bout de forêt. Le soleil s'est levé et je commence à avoir chaud sous mes deux épaisseurs de pull et ma parka. La traversée du bras de forêt est courte et nous arrivons sur une petite crique abritée et des fortes vagues du Pacifique et du vent marin. 100_3676Nous essaierons vainement de franchir la barrière de rochers de l'autre côté; il est déjà environ 17h30-18h et nous décidons de profiter de la beauté paradisiaque de cette petite crique pour établir le second campement. 100_3682Nous montons la tente et débutons un feu, qui s'avérera être très puissant et très agréable tout au long de la soirée. Mais avant: baignade! Ou plutôt trempette; elle ne dure que quelques instants étant donné la froideur nordique de l'eau (aux alentours de 5-6°C). Mais elle fait du bien et c'est autour du feu que nous profitons de ses bienfaits tout en admirant un phoque venu se détendre dans la baie.100_3683
Décision est prise de finalement repartir sur Victoria le samedi soir, étant donné la dose de travail à rendre pour la semaine suivante et le fait que nous commençons à être à court d'eau, malgré les huit litres achetés la veille. 100_3684Pas de café pour le lendemain! Mais pour le moment, la nuit d'annonçait très belle et bien remplie; festin à base de cuisses de poulet, de saucisses, de haricots au lard, de patates à la cendre et du reste de nos bouteillesIMG_0740. Nous en avons d'ailleurs profité pour expérimenter un loisir typiquement canadien: fumer dans le buble d'un bull-kelp, genre d'algue dont la feuille est reliée à un bulbe, lui-même au bout d'un fouet pouvant mesurer jusqu'à une dizaine de mètre. Expérience très concluante mais qui n'aura aucunement besoin d'être narrée plus avant sur ce blog, afin de préserver l'innocence joyeuse des grands enfants qui nous lisent.IMG_0745
Vers minuit enfin, nous irons nous coucher, laissant le feu dans lequel auront été jetés quelques troncs massifs afin de conserver sa chaleur jusqu'au matin. 100_3689Les duvets sont toujours aussi froids, la nuit sera toujours aussi peu confortable mais c'est le ventre plein et les pieds secs que nous nous endormons.100_3693





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16 mars 2008

Camping. Jour 1.

Après une courte matinée de cours jeudi matin, direction la maison. Déjeuner solide (trop même) pour se préparer au voyage de l'après-midi. J'attrape lestement mon sac. 40 kilos au bout du bras c'est un peu trop quand même... je le rattrape moins lestement et le lance dans le coffre de la voiture de Thomas (empruntée pour l'occaIMG_0728sion). Passage chez Paul pour finir de remplir le coffre. Check final: rien ne semble manquer; ah si, on doit encore passer downtown pour trouver deux k-ways aux fripes, plus du pain et quelques saucisses. Trois quart d'heure plus tard, tout est fait, il est 14h45, nous nous mettons en route pour Tofino. La route promet d'être longue; au volant de cette jolie voiture verte qui sera la nôtre pour les deux prochains jours, je regarde la route défiler. Et ça défile. Encore. Et encore. On en loupe même la sortie. 30km de plus, c'est pas grave, demi-tour. Arrivés à Port-Alberni, on change de conducteur.IMG_0729 Petit passage à Wallmart (aaaaaah, c'est le maaaal!) pour acheter de l'eau potable et nous sommes repartis. Débute la partie montagneuse, magnifique. Les petits lacets dans la montagne, les lacs, les forêts, la neige... Trop sauvage pour prendre des photos.
Nous arrivons finalement au croisement Ucluelet-Tofino à la nuit tombée, sous la pluie. 5 minutes plus tard, après avoir pris Willombrae Road s'enfonçant dans la forêt, la voiture garée devant l'entrée du Pacific Rim National Park, nous empoignons nos sacs à dos, quelques sacs plastiques de victuailles pour le soir et nous partons à travers la forêt vierge, en suivant la piste menant à la plage. Il fait noir, nous n'avons que deux lampes de poches à dynamo, il pleut et nous avons tous le voyage dans les jambes. Mais ce n'est que le début du calvaire. Arrivés à une enfilade de marches en bois, il nous faut les descendre avec précaution jusqu'à la plage. Sans lumière décente, l'acrobatie est longue. Enfin arrivés sur la plage, il nous reste à trouver un endroit pour camper. Il nous faut trouver un endroit abrité surtout. D'un commun accord, nous prenons à droite en direction de Tofino (qui se trouve à environ 35 kilomètres de notre position). Nous marcherons encore environ 2 heures, l'océan à notre gauche, la falaise à notre droite, sans même connaître le calendrier des marées. Au bout des deux heures, exténués, engourdis, les jambes lourdes, et du fait de l'absence de chemin permettant de monter dans la forêt, nous nous résignons à dresser le campement sur la plage, derrière une ligne de rondins de bois, par mesure de sécurité. Il est déjà 22h, il était temps. La pluie s'est arrêtée depuis environ une petite heure quand nous montons la tente de 5 place, qui s'avérera un peu trop grande. Le feu a du mal à partir mais après deux ou trois tentatives, les bûches humides finissent par partir. Home Sweet Home. 100_3656Quelques saucisses à la flamme, quelques cuisses de poulet, un peu de whisky, le voyage commence assez bien. Reste la marée. Philippe commence d'ailleurs à "partir en couilles" vis à vis de ce risque naturel. Aucun de nous ne sait vraiment jusqu'où elle monte. Cependant, il semblerait, du fait de la ligne de bois flotté échoué si typique des côtes canadiennes, que nous soyons a peu près protégés. 100_3657Paul ira planter un bâton sur la plage et quelques mesures, peu concluantes, seront effectuées pour s'assurer de l'état de la marée. Nous aurons peu de temps pour nous inquiéter, la pluie revenant, en force cette fois. Nous nous couchons donc, dans nos duvets qui ne nous protègent que peu de la froideur humide de la plage. Et je remercie le ciel d'avoir pris un tapis de sol en entendant Paul et Philippe se plaindre de la froideur du sol. Il pleuvra des trombes toutes la nuit, créant des flaques dans 100_3658la tente; je ne réussirai à m'endormir, en guettant le bruit de la marée, qu'après avoir enfilé une paire de chaussettes, un pantalon, un deuxième pull et mon bonnet. Fin de la première journée. Mais comme disent les russes, un voyage qui commence sous la pluie ne peut que bien se dérouler.

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12 mars 2008

Miaou

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*je suis pas sur que la musique fonctionne; si jamais ça fonctionne pas, suivre ce lien*

Ce matin, j'ai vu et entendu un pic, genre woody woodpecker; j'ai mis un peu de temps à trouver d'où venait le bruit de mitraillette dans mon jardin. C'est vraiment très bruyant. Malheureusement, je n'ai pas pris de photos, vous en aurez suffisamment quand je rentrerai de camping en fin de semaine. tofino_2
Pas grand chose à dire aujourd'hui si ce n'est que comme tous les mercredis après-midis, on a le 4:20. Pour ceux qui ne savent pas ce que c'est, voir le lien suivant (en anglais, mais pas trop difficile à comprendre). Et puis j'ai découvert un site très sympa qui met en ligne quotidiennement une photo astronomique. Le site est le suivant.
Demain après-midi, départ pour 4 jours de camping à l'arrache dans la nature. Ours et orignaux, nous voilàààà!

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11 mars 2008

Arbre mon ami, pardon.

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Nous nous sommes tellement éloignés de la conscience holistique de ce que nous sommes. snapshot1Nous nous empoisonnons quotidiennement sans même nous en apercevoir. Et par la même occasion, nous empoisonnons la terre, l'eau, l'air. A y regarder de plus près, tous les ouvrages de science fiction sont parfaitement réalistes si l'on compare notre situation actuelle et ce qu'ils prédisaient ou prédisent. Nous avons muté et ne sommes plus que des monstres incapables de survivre sans un supermarché. Si toutes nos places de marché et autres institutions capitalistes dites modernes disparaissaient demain, combien survivraient?
J'en suis malade. Nous le sommes tous physiquement sans même nous en apercevoir. Mais là c'est psychologique. Je n'en peux plus. Savoir que tous les jours on se détruit la santé pour, ironiquement, "survivre physiquement". Nous sommes condamnés et seule une unique issue subsiste: le retour à la terre. dead_things__by_Abducted_by_EmusCe qui finira par arriver de toute manière, qu'on le désire ou non. Même si pour cela il faut que ce soit entre quatre planches.

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10 mars 2008

Dans le brouillard.

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Je suis en train de lire le bouquin de "Interview with the Vampire" de Ann Rice. C'est bien mais comme j'ai deja vu le film deux ou trois fois, je connais deja l'histoire. C'est dommage parce que pour le coup, je lis ce bouquin comme une tache fastidieuse... ou alors c'est parce que je vais pas tres bien en ce moment.
La musique est et restera definitivement la meilleure cure possible, la meilleure que j'ai pu trouver. C'est un instrument de soin particulierement individualiste et sans aucune pretention universelle. Mais au moins ca semble fonctionner.
Marooned de Pink Floyd, 4eme piste de l'album Division Bell. La vision debute face a un ocean, puissant, sauvage, l'horizon n'a pas de limite. Pourtant, le liquide n'est qu'une illusion; l'environnement se gazifie, on peut apercevoir le champ de molecule qu'est toute vie humaine, l'explosion est soudaine mais ralentie. C'est la propulsion vers le haut, la montee se fait lente puis s'accelere. Traverse successivement les couches de l'atmosphere; le son se fait de plus en plus puissant a mesure que le bout noir de ce tunnel de vapeur bleutee se rapproche. Le vent est trop violent, je sens ma peau puis ma chair me quitter quand enfin je sors de la couche de nuages pour l'immaterialite de l'espace; le peu de realite physique qui reste de moi-meme fini par s'evanouir dans le neant; je suis libre. Fin de la piste.

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Les mots restent bien faibles pour decrire les remous et fluctuations de l'esprit; ou alors je ne sais pas (pas assez bien en tout cas) les manier. Je ne suis pas devenu l'artiste de la langue dont je revais plus petit. Je ne suis qu'un musicien primaire, tout juste bon a l'entertainment passager (desole, j'arrive pas a trouver le mot precis en francais). Apres tout pourquoi pas; mieux vaut l'accepter quand on voit ce que les reves de GRANDEUR trop longtemps reprouves produisent sur certains... "j'aimerai bien etre un chien; nourri gratos, une promenade et au dodo. Si c'est pas le panard...". Le premier qui trouve qui est l'auteur de ce passage gagne une magnifique carte postale (chantage, chantage,...). Un indice s'est glisse dans la phrase precedent celle en question.

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Et pour finir, quelques photos de la soiree de samedi dernier, anniversaire de deux japonaises tres sympathiques, Sae et Haruna. C'etait une soiree tout ce qu'il y a de plus stupide, comme d'habitude, mais comme on finit generalement completement torchon chiffon carpette, on passe des moments d'agreable stupidite pas si mauvais que ca. Pour ceux qui suivent un peu depuis le debut, vous reconnaitrez en vrac Haruna, Mai, Paul, Raafat, Larry, David, Hanna, Elodie, Fatim, Lauren, Johan, Courtney et Marion. Et y des petits nouveaux du nom de Hassiba, Sylvain ou encore Philippe. Le lien.

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