Font chier les titres

Ta gueule

27 février 2008

Fumer est bon pour la collectivité.

Ce que l'article oublie de mentionner c'est qu'en plus, parfois, le tabac peut nous débarrasser de notre voisin un peu chiant. Un bon cancer, voilà la solution à nos problèmes !

Les fumeurs et les obèses, bonne affaire pour la Sécu?

                                   

      

A l'échelle d'une vie, les fumeurs et les obèses dépensent moins pour leur santé: une étude hollandaise relance la polémique. 


Un fumeur à Datong, en Chine (Bertrand Meunier/Tendance floue).

C'est une dépêche de l'agence Associated Press qui révèle cette information qui sent le soufre: selon une étude néerlandaise, les personnes obèses ou fumeuses coûtent moins cher en frais médicaux que les autres.

Pieter Van Baal, auteur de l'étude et économiste pour l'Institut de santé publique des Pays-Bas, résume les conclusions de ses recherches d'une simple phrase: "Si on vit plus longtemps, on coûte plus cher au système de santé."

Avec ses collègues, Pieter Van Baal a créé un modèle évaluant les coûts de santé pour trois groupes de 1 000 personnes: un groupe de fumeurs, un groupe d'obèses et un groupe de gens minces et non-fumeurs. Leur espérance de vie a été évaluée à, respectivement, 77 ans, 80 ans, et 84 ans pour les personnes en bonne santé.

Or, comme le montrent les graphiques de cette étude, ce sont dans les années de fin de vie que les frais médicaux s'envolent: à 75 ans, les dépenses annuelles de santé sont quatre fois plus importantes qu'à 25 ans. Et elles ne cessent d'augmenter avec l'âge.

Conséquence: un fumeur, entre ses 20 ans et sa mort, aura coûté 326 000 dollars, une personne obèse aura engendré des dépenses évaluées à 371 000. Le montant des soins administrés au dernier groupe se chiffre lui à... 417 000 dollars!

Catherine Hill est chef de service de biostatistique et d'épidémiologie à l'Institut Gustave Roussy, et auteur de nomreux rapports sur le tabagisme et la mortalité. Les résultats de cette étude ne la surprennent pas:

"On entend ce genre de discours depuis longtemps, largement repris par les associations de fumeurs. Il est certain qu'en terme de retraites, un fumeur est plus rentable pour l'Etat.

"Mais entre ceux qui survivent à leur cancer, ceux qui développent des maladies bénignes mais coûteuses... il y a trop de données, dont certaines non quantifiables. Pour moi, le coût du tabac est incommensurable."

"Il faut ajouter les taxes que paie le fumeur sur le tabac"

Certaines associations, en effet, sont ravies des résultats. Et le collectif national pour la préservation de nos libertés (noslibertes.org), d'en remettre une couche:

"A cette somme, il faut rajouter les taxes que paie le fumeur sur le tabac. Sachant que l'État prélève, en France, 80 % du prix de vente TTC, il gagne donc 4,04 euros sur un paquet (...).

Si on prend une durée moyenne de tabagie de vingt ans, avec un paquet par jour, on arrive à la somme de 29 492 euros de bénéfice pour la collectivité.

Si on rajoute ensuite les sept ans de retraite, que la collectivité ne paiera pas au fumeur, cela nous fait sept fois douze mois, d'une pension moyenne qui est de 1 302 euros, soit 109 368 euros. (...) Une somme qui devrait faire réfléchir l'Etat dans ses décision en matière de politique de santé."

"Est-ce que je préfère être une bonne affaire ou voir grandir ma fille?"

Gérard Audureau, président de l'association Droits des non-fumeurs, et membre de l'Alliance contre le tabac, ne voit pas les choses du même oeil:

"Le panel est-il représentatif? Même stress au travail, même activité physique? Tout cela compte. Et les ex-fumeurs? De plus, c'est le coût total qui est considéré ici, alors que les dépenses de santé par année de vie est plus élevé chez le fumeur.

Et que dire des nombreuses visites chez le médecin pour des emphysèmes, ou du coût pour les entreprises des arrêts maladies, plus fréquents pour un fumeur!"

Pour Catherine Hill, finalement, il faut élargir l'horizon de cette étude:

"Le tabac pourrait se résumer à cette question: est-ce une bonne ou une mauvaise affaire? La question se pose pour le plaisir immédiat, la convivialité. A long terme, elle pourrait se poser en ces termes: est-ce que je préfère être une bonne affaire financière, ou voir grandir ma petite-fille?"

Etre une bonne affaire financière, voilà au moins de quoi donner du baume au coeur aux 60 000 Français qui meurent chaque année des conséquences du tabac.

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22 février 2008

Branleur

Vous aurez remarqué mon nouveau statut d'adhérent à la fondation internationale pour la promotion de l'onanisme décomplexé. Ci-dessous un message de son créateur à ceux qui auraient le désir de nous rejoindre.

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Un Message de Sieur Larcenet :

 

Ami, si tu veux faire partie de la  Fédération Internationale des Gros Branleurs, télécharge le logo ci-dessus et mets-le sur ton site, ton blog, le journal de ta ville, de ton école, à l’arrière de ta bagnole ou de ta sœur, chez ta boulangère, fais le passer à tes amis ou fais-le toi tatouer sur le cul. Et si on te demande « Mais… quel est exactement le concept ? », tu n’as qu’à répondre  « On s’en branle ».

Puisque, de toute façon, quand je ne dis rien, je me le reproche, et quand j’ouvre ma gueule, ce sont les autres qui me le reprochent, alors je te propose ami branleur, frère pauvre type, de rejoindre la Fédération Internationale des Gros Branleurs. La charte c’est :

« Ne pète pas plus haut que ton cul et ne fais pas trop chier tes voisins, ils sont peut-être moins cons que toi. »

Sous cette bannière, je suis certain que nous formerons un large mouvement populaire et nous montrerons aux élites que, bon, c’est bien gentil leurs conneries, le consensus stupide autour du radicalisme, la vénération du moralisme psycho rigide, la prédominance de l’éthique à sens unique, le trou du cul tout serré, le politiquement correct, la morale et tout ça...

Mais que bof, en fait, on s’en branle.

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14 février 2008

Libéblog

Does somebody speak English?

Picunionjack_2 Voici la lettre que le député européen italien Marco Cappato (libéral) vient d'envoyer -uniquement en français et en italien- à ses collègues pour défendre le multilinguisme.

Chère/Cher Collègue,

Aujourd'hui l'utilisation de masse et toujours plus exclusif de la langue anglaise, dont la connaissance obligatoire s'étend aux différents contextes de la vie de tous les jours, ne continue pas seulement à provoquer la disparition des langues minoritaires, mais représente une forte menace pour toutes les langues et pour l'écosystème linguistique-culturel de la planète: on estime que 90-95% des langues du monde vont disparaître au cours de ce siècle.

Cette tendance à n'utiliser qu'une seule langue, engendre des déséquilibres et des discriminations toujours plus grands, incalculables entre les pays et les peuples anglophones, qui étendent leur influence politique, sociale et économique au reste du monde, et les pays et peuples non-anglophones qui subissent cette influence (voir les considérations de Claude Piron sur dotsub.com).

Dans le panorama européen, l'utilisation privilégiée de la langue anglaise est témoignée par le fait que seulement 6% des jeunes anglais parle une deuxième langue communautaire par rapport à plus de 50% des jeunes des autres Etats Membres. Pourtant, il est évident que les Institutions Européennes, qui reconnaissent le principe inéluctable de la diversité linguistique, en favorisant cette tendance (il suffît de penser que même les documents téléchargeble sur le site UE concernant la politique du multilinguisme sont disponibles seulement en anglais et que les avis des concours pour fonctionnaires ou stagiaires sont publiés en anglais, français et seulement dans certains cas en allemand) sont les premières à conduire une politique non multilingue mais discriminatoire surtout envers les citoyens européens non anglophones.

En Italie, sur mille jeunes de 18 à 35 ans, à la question "Penses tu que le système linguistique européen centré sur l'utilisation de l'anglais, puisse favoriser les jeunes de langue maternelle anglaise par rapport aux autres?"La majorité écrasante constituée de 73% a repondu Oui (source Forum Nazionale Giovani). Depuis longtemps, la langue qui moins en aurait besoin, est financée à fonds perdu par la Grande Bretagne par investissements colossaux - seulement en 2005-2006, le British Council a reçu des financements de 275 millions d'euros - et cela avec le but évident de monopoliser définitivement la communication linguistique européenne et mondiale.

À la lumière de ces considérations, la déclaration du Premier Ministre britannique Gordon Brown du 17 janvier met en évidence une plus forte volonté d'expansion au but d'attaquer les marchés asiatiques. En le définissant un "nouveau cadeau pour le monde”, le Premier Ministre britannique a annoncé des ultérieures nouvelles ressources au British Council au but de former milliers d'enseignants d'anglais, dont 750.000 seulement en Inde (ex colonie britannique qui conquit l'indépendance en 1947 sous le guide non violent de Gandhi, lequel dénonça en 1908: « Donner à millions de personnes la connaissance de l'anglais c'est comme les réduire en esclavage »). La déclaration de Brown est disponible, avec les sous-titres en plusieurs langues, à l'adresse internet http://dotsub.com/films/ukdeclares/index.php

On se trouve donc en présence d'une véritable colonisation du monde entier à travers les politiques linguistiques. Pourtant, nous avons organisé, à l'occasion de la Journée Internationale de la Langue Maternelle, qu'on célébre le 21 février, la "Première Manifestation d'Indépendance de la Langue Anglaise", qui aura lieu à Rome de 15h à 17h devant l'Ambassade Britannique.

Pour en savoir plus et pour adhérer à cette initiative contactez:
ERA Onlus, association pour le Droit à la langue et pour la Démocratie linguistique internationale,
76, Via di Torre Argentina - 00186 – Roma;
tel : 0668979.380/308/797, 3490818387; fax 0623312033;
www.democrazialinguistica.it   info@democrazialinguistica.it

Réponse immédiate et pince sans rire de Neil Parish du député conservateur britannique Neil Parish:

Dear Marco,

Thank you for your email. Is there any chance you can send through a copy in English?

Neil

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30 janvier 2008

Le corps spongieux de l'éponge de l'hilarité

Bon je sais, je suis en mode videos en ce moment... mais c'est pour la bonne cause!
Une vieille video que je viens de trouver sur dailymotion, Chabal en bon joueur français qui s'apprête à bouffer de l'anglais... ou comment faire comprendre aux ricains et autres descendants de la perfide Albion qu'en France, on parle français 'dediou! On a déjà les touristes qui font pas d'effort (enfin pas tous), surtout depuis que la chasse en est légalement interdite... M'enfin avec le bon exemple de la Comtesse Lagarde qui trouve rien de mieux que de faire rédiger ses notes ministérielles en anglais et celui de Sarkface incapable d'enchaîner deux phrases sans fautes de grammaire... voilà où on en arrive, à en remettre la protection de la langue française entre les mains d'un rugbyman chevelu... mouais... moi ça me va!



I ask you a question in english? Chabal
envoyé par oggys

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28 janvier 2008

« Je suis ta tante... hrrrrrr, hrrrrrr, hihihihi... » Pink Vador

Salut à tous!
Il a neigé hier et ce matin, en plus d'être verglacé, c'était tout blanc! Bon ça a pas tenu l'après-midi mais c'était sympa quand même...
Aujourd'hui: rien. Ou plutôt si: deux citations et une video assez sympathique et particulièrement jolie trouvée lors d'une de mes excursions sur la toile...

 

"To consume is to use up an isolated entity without preparation, resonance, or consequence". Albert Bergmann.

Ca résume plus ou moins bien la nature de la consommation dans une société productiviste et déracinée. Tout le monde a un dico d'anglais, VOUS pouvez le faire parce que VOUS le valez bien. Donc je traduirai pas. Et pour ceux qui veulent un dico voir le lien ci-après (lexilogos.com).


Kwoon - I lived on the Moon
envoyé par poulpemou



« Mesdames, messieurs, bonjour. Je ne suis pas un voleur, je ne suis pas un violeur, je viens juste de rentrer dans ce qu'on appelle une période de difficultés financières. On a volé mon portefeuille à mon insu, et je dois désormais compter sur votre générosité pour survivre... merci madame... monsieur... »
la Société Générale

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04 décembre 2007

Ingratitude de la jeunesse, mauvaise foi du pêcheur, allez!

Pas pu m'en empêcher...

Tu votes (La Chanson du Dimanche / saison 1-10)


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28 novembre 2007

BHL, Paris Hilton à la française.

Oyez braves gens ! Si vous avez raté American Vertigo, le livre, il y a peu de chances que vous échappiez à American Vertigo, le film. Les murs du métro sont tapissés depuis quelques semaines d’affiches à la gloire de ce documentaire de Michko Netchak qui est sorti sur les écrans le 20 juin. Résumons : Bernard-Henri Lévy, le Paris Hilton de la philosophie (on le voit tout le temps sur la scène médiatique mais on ne sait pas ce qui justifie sa présence), sort un livre en 2006 relatant sa traversée des États-Unis pour découvrir ce pays « à la manière de Tocqueville ». On ne rit pas. Notre « philosophe » national (au fait quelle est son œuvre fondatrice ?) entreprend de nous faire découvrir les States et de contribuer à faire reculer cet « anti-américanisme haineux » qui traverse la société française depuis l’extrême-droite de la fin du XIXe sicèle. Résultat ? Il enfile les perles, nous raconte ses rencontres avec les people comme Sharon Stone. Un livre sans intérêt, jugent la quasi-totalité des journaux américains qui concluent généralement par un conseil aux lecteurs potentiels : « Au lieu de perdre votre temps avec ce livre de BHL, relisez plutôt Tocqueville ». La France, qui dispose de la presse la plus sérieuse du monde, ne partage évidemment pas cette opinion. Les grands médias sont dithyrambiques sur le livre, qui confine, selon eux, au chef d’œuvre. Quand on fait la moue, les moins dupes se contentent de lâcher : « il écrit bien tout de même ». On est heureux d’apprendre que Normale Sup permet au moins de maîtriser la langue française.

 

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Les critiques ne vont pas arrêter BHL. Cet homme « dont l’ego détruit l’intelligence », selon la formule de Marianne Pearl (veuve du journaliste Daniel Pearl, décapité au Pakistan), n’est pas atteint par les critiques. Il propose donc un film sur son périple, produit par sa société, les fils du lendemain. Quel intérêt ? Non content d’avoir les médias français à ses pieds, non content de pontifier chaque semaine dans Le Point, non content de donner son avis sur tout, notre penseur national rêve depuis longtemps de cinéma. En 1991, il a été nommé président de la commission des avances sur recettes par Jack Lang. Sous le gouvernement de Balladur entre 1993 et 1995, Alain Carignon l’a propulsé à la tête du Conseil de surveillance d’Arte. Ceux qui s’étonnent du soutien de BHL à l’ancien maire de Grenoble, condamné pour corruption et abus de biens sociaux en 1996, sont ainsi déniaisés. Comme on le voit, l’ambition cinématographique de BHL vient de loin et pas seulement parce qu’il vit avec une actrice, Arielle Dombasle. En 1997, il sort un film avec Alain Deloin, Le jour et la nuit. Le journaliste du Point Pierre Billard, connu pour sa dextérité à manier sa brosse à reluire, n’y va pas de main morte : il voit en BHL « John Huston et Visconti réunis ». Mais le public, forcément ignare, boude ce chef d’œuvre : 70 000 spectateurs. Un tel échec dissuade notre philosophe favori de rependre la caméra mais cela ne l’empêche pas de refaire son cinéma


source: http://www.bakchich.info/article1336.html

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19 novembre 2007

Welch eine Wonne! Welch ein Leiden!

Aujourd'hui, petit examen en cours de religion: QCM de 25 questions, ayant révisé (oui, je travaille) c'était très simple donc j'ai une petit heure qui s'est libérée dans l'après-midi. Du coup, direction la bibliothèque de l'université pour pouvoir profiter des fauteuils confortables, d'un peu de musique et de bons bouquins.
[Il est conseillé, à ce point du récit, de mettre en route la musique ci-dessous afin de profiter pleinement des citations qui vont suivre]
Et là, je suis tombé (mais c'est pas la première fois) sur un bouquin en français, sur le romantisme noir, d'un auteur italien appelé Mario Praz, intitulé "La Chair, la Mort et le Diable, le romantisme noir". Eh bien, si l'on m'avait dit que c'était au Canada, dans une de ses contrées anglophones, que j'apprendrai beaucoup de choses sur le romantisme, je n'y aurais pas cru. Ce bouquin est un petit bijou, notamment grâce aux nombreuses citations d'auteurs qu'il combine. Je vous en livre quelques-unes que j'ai beaucoup apprécié et qui, allez savoir pourquoi, m'ont mises de bonne humeur!
La citation suivante est un poème en prose de Shelley, que lui a inspiré la vue d'un tableau (premier, cliquer pour agrandir) dépeignant la tête de Méduse. Comme le tableau est pas très clair, je vous mets celui de Rubens (deuxième, idem), plus expressif et qui reprend le même thème, de manière quasi-similaire, mais pas sous le même angle.

1479"Elle gît, les yeux fixés sur le ciel nocturne, le dos contre la cime nuageuse d'une montagne; au-dessous tremblent des contrés lointaines. L'horreur et la beauté qu'elle dégage sont divines. Sur ses lèvres et sur ses paupières la grâce est posée comme une ombre. Irradiation ardente et sombre, les agonies de l'angoisse et de la mort y cachent leur conflit.
    Pourtant, la grâce plutôt que l'horreur pétrifie l'esprit de qui la regarde: les traits de ce visage mort s'y gravent tant que les caractères pénètrent en lui
et que sa pensée s'égare. C'est la nuance mélodieuse de la beauté, jetée sur la ténèbre et sur l'éclat de la douleur qui humanise et harmonise cette impression.
    Et de son chef, comme si c'était d'un corps unique, jaillissent, pareils à l'herbe sur un rocher humide, des cheveux qui sont des vipères, se tordent et se détordent, entremêlent leurs
noeuds et montrent dans leurs déroulements infinis leur splendeur de métal, qui paraît se rire demedusa la torture et de la mort de l'âme et mordent l'air épais de plus d'une machoire déchiquetée.
    Et d'une pierre voisine, un lézard venimeux s'efforce de regarder ces yeux de Gorgone, tandis que dans l'air, atterrée, une affreuse chauve-souris, a voltigé hors de l'antre où l'a surprise cette lumière effroyable et se jette comme une mite contre une bougie; et le ciel nocturne flambe d'un éclair plus effroyable que les ténèbres.
    C'est la séduction orageuse de la terreur: des serpents rayonne une lumière cuivrée qui s'est allumée dans leurs noeuds inextricables; elle fait autour d'eux un halo vibrant, miroir mouvant de toute la beauté et de toute la terreur de cette tête: un visage de femme aux cheveux vipérins, qui, du fond de la mort, contemple le ciel du haut de ces rochers mouillés"
.

 

Autre citation de Baculard d'Arnaud cette fois-ci:
"Il est des voluptés de tout genre, des douleurs qui ont leurs charmes, leurs transports, leurs délices. Qu'il est des plaisirs pour les âmes sensibles!... Que les yeux d'une amante sont ravissants, adorables, lorsqu'ils sont couverts de larmes! Le coeur s'y baigne tout entier".

Enfin, une petite dernière, poème de Baudelaire cette fois (Hymne à la Beauté), et que j'avoue ne pas avoir connu avant. Honte éternelle sur moi:

"Viens-tu du ciel profond ou sors-tu de l'abîme,
O Beauté? Ton regard, infernal et divin,
Verse confusément le bienfait et le crime.

* * *

Tu marches sur des morts, Beauté, dont tu te moques;
De tes bijoux l'Horreur n'est pas le moins charmant,
Et le Meurtre, parmi tes plus chères breloques,
Sur ton ventre orgueilleux danse amoureusement.

* * *

L'amoureux pantelant incliné sur sa belle
A l'air d'un moribond caressant son tombeau.

Que tu viennes du ciel ou de l'enfer, qu'importe,
O Beauté! monstre énorme, effrayant, ingénu!
Si ton oeil, ton souris, ton pied, m'ouvrent la porte
D'un infini que j'aime et n'ai jamais connu?"


   

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17 novembre 2007

Le paradis est un concept créé pour que les enfants qui ne croient plus au père noël

continuent d'avoir des bonnes notes et d'être gentils avec les animaux.
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04 octobre 2007

Tecktonik



Alors, je sais pas pourquoi mais cette petite video m'a fait penser à un mec qu'on appelle Gégé... n'est-ce pas mon gégé?
Je sais pas si c'est sa façon de parler, de dire "c'est des conneries, voilà cque c'est, c'est des conneriiies!!!" ou simplement sa tête mais bon... tu me diras mon gégé hein? ^^

Oui, moi aussi je t'aime.

Posté par kenjiclochette à 09:26 - Inculture - Commentaires [5] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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