08 février 2008
Le jeu des différences.
Aujourd'hui, un brin de ludisme et d'innocence joyeuse et infantile. Cherchez l'erreur.
Pour lire la réponse (j'anticipe avant que certains ne se plaignent que c'est à l'envers...), clic gauche sur l'image. Puis clic droit + "Enregistrer l'image sous". Puis ouvrir l'image avec n'importe quel logiciel simple d'aperçu. Puis faire pivoter. Pfiouuu...
07 février 2008
Ahes you are and to ashes you shall return.
Maria, touriste refoulée à Roissy: la France a perdu une amie
Par Christiane Chirikoff (Internaute) 15H04 07/02/2008
Maria Gonzalés est une jeune femme élégante de 35 ans... c'est bien! Elle est professeur... belle profession! Elle est mariée à un professeur... rien à dire! Elle est maman de trois beaux enfants... parfait! Elle est Mexicaine et aime la France... tout est super!
Elle a un passeport en règle. Elle décide de venir voir sa cousine, étudiante et jeune fille au pair en région parisienne. Aucun problème à l'horizon! Sa soeur organisera son séjour... vive la famille!
Maria prend d'abord un billet open, car elle ne sait pas exactement la date de son voyage. Lundi 26 novembre, la voilà finalement dans l'avion. Vol sans problème. A 9 heures, sa cousine Karla attend à l'aéroport de Roissy Charles de Gaulle. L'avion a atterri depuis déjà quelque temps, mais elle attend toujours.
Personne ne peut dire où est Maria, qui ne parle pas un mot de français. Sa cousine est inquiète, elle remue ciel et terre. On lui conseille enfin de voir la Croix rouge, qui lui apprend que Maria est à la Zapi 3, le centre de rétention de l'immigration.
On précise à Karla que Maria n'a le droit de communiquer ni avec sa
famille au Mexique ni avec sa famille en France. Que lui reproche-ton?
Des choses extrêmement graves: ne pas avoir une attestation signée de
logement (avec preuve d'identité) ou une réservation ferme d'une
chambre d'hôtel. Mais aussi de ne pas avoir une attestation d'assurance
de rapatriement en bonne et
due forme -même si elle possède une carte bleue!
Somme minimale à avoir: 25 euros par jour
On reproche aussi à la touriste mexicaine de ne pas avoir sur elle, en euros, la somme minimum de 25 euros par jour pour toute la durée du séjour. Sa cousine met du temps à comprendre tout ce qu'on demande à Maria. C'est la Croix rouge qui lui indiquera que le centre de rétention exige toutes ces preuves.
C'est alors que la cousine de Maria me téléphone. Pas de problème: je veux bien prouver qu'il y a une chambre chez moi pour Maria, que connaît bien mon fils, qui vit au Mexique. En fait, il m'arrive souvent de prêter une chambre aux amis mexicains de mon fils. Il n'y avait jamais eu de problème à l'arrivée à Roissy jusque-là, alors que je n'ai jamais fourni d'attestation de logement, pourtant!
Le temps de comprendre tout cela, il se fait tard et le centre de rétention ne répond plus. C'est à l'aube, le 27 novembre, que je pars en direction de l'aéroport, toutes mes attestations sous le bras. Il se révèle alors incroyablement difficile de trouver comment se rendre au Zapi 3, dans la zone fret.
Pas de taxi pour le centre de rétention
Ce n'est pas du tout indiqué, et aucun taxi ne veut s'y rendre: "Pas assez rentable". On prend finalement un autobus jusqu'à un bâtiment sans nom en rase campagne, gris avec des petites fenêtres et des grillages très hauts.
On sonne, une voix demande ce que nous voulons. On nous répond que l'on ne rentre pas comme ça dans ces locaux. Je me fâche un peu et on nous laisse entrer. Je frappe à une porte, on me répond qu'il faut attendre: seule la police a le droit de se déplacer.
On attend. Un policier sort du bureau et nous demande pourquoi nous avons fait intrusion. Il prend tous mes papiers, justificatifs et autres preuves d'identité, et part en nous plantant là au milieu du couloir.
Le voilà de retour. Maintenant que tout est OK, peut-on voir la "coupable"? Non. Peut-on lui parler? Non. On nous suggère de rappeler vers 15 heures.
Je commence à avoir des hallucinations. Que manque-t-il? Rien: "Si elle avait eu ces papiers à l'arrivée, il n'y aurait pas eu de problème." Va-t-elle sortir, alors? Non. On nous explique que, puisque la procédure a commencé, il y a de grandes chances pour qu'elle soit remise dans l'avion.
Pour la joindre, on nous donne vingt numéros de téléphone
On ne peut toujours pas voir la "coupable". Comme j'insiste, on nous dicte vingt numéros de téléphone correspondant aux cabines téléphoniques se trouvant dans les couloirs du centre au niveau des chambres des "expulsables". On nous demande de partir. On nous dit que "c'est les nouvelles directives, un point c'est tout".
Grâce à la Croix rouge, sa cousine parvient à téléphoner à Maria, qui ne comprend toujours pas pourquoi elle est enfermée. Elle dit qu'elle a passé une nuit affreuse.
A midi, on nous apprend que Maria n'est plus au centre, mais en zone d'expulsion. On me laisse entendre que si Maria refuse l'embarquement, elle reviendra au Zapi et repassera demain devant un autre instructeur, qui sera sûrement "moins rigide"!
A trois heures, je rappelle. "On" ne sait pas, je m'énerve un peu. On confond avec un autre cas de demandeur d'asile. Je deviens folle. Dix minutes plus tard, on me dit que Maria a été embarquée sur le vol Aeromexico AM005 de 14 h 10.
Je crois que la France vient de perdre une amie.
06 février 2008
Pif paf pouf, je suis une grosse p*****sse; pif paf pouf, ça c'est vraiment la classe!
Le très cher amour de Sarkozy et Estrosi pour les avions
Par Pascal Riché (Rue89) 18H25 06/02/2008
"Sarkozy et les avions", cela pourra probablement faire le titre d'un livre de 500 pages à la fin de son mandat.
Ce dernier aime les avions, du moins quand ils sont privés. On sait que, pour ses vacances en Egypte, il a utilisé pas moins de trois appareils, dont le jet d'un copain riche, Vincent Bolloré. Après tout, les avions privés, c'est bien mieux que les 4x4.
Il aime tellement les avions, qu'il a décidé de s'en offrir huit nouveaux. Selon le Canard enchaîné, le président de la République a en effet ordonné le renouvellement complet de la flotte présidentielle. Ces appareils seraient jugés trop vieux (on comprend mieux pourquoi il préfère Air Bolloré).
Et puis Nicolas Sarkozy souhaiterait avoir un bel avion, aussi beau que celui de George Bush, l'Air Force One, un Boeing 747 équipé de tout le confort moderne...
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Mais ce goût des avions est partagé par les hommes de Sarkozy. En témoigne l'affaire Estrosi, histoire édifiante d'une coupe de champagne à 138000 euros. L'histoire est également racontée par le Canard. Le ministre de l'Outre Mer, par ailleurs candidat à la mairie de Nice, devait se rendre le 23 janvier à Washington pour une conférence sur les récifs coraliens. Mais Sarkozy décide d'organiser un pot impromptu, à l'Elysée, pour les "sarkozystes de la première heure". Qu'à cela ne tienne, Estrosi renonce à son vol Air France: avec sa délégation de 11 personnes, il prendra un jet privé, un Falcon 900 de la société Dassaut.
Le Canard a calculé le coût de cette décision: 138000 euros, pour quelques bulles. Ce mercredi, à la sortie du conseil des ministres, Christian Estrosi a présenté ses excuses. C'est là que cela devient extravagant:
"Si on m'avait donné le montant de la facture du déplacement, je n'aurais pas accepté."
Ancien champion de moto, il ne savait pas qu'un avion ne volait pas gratuitement. Il faut donc le prévenir que seuls ceux de Bolloré ont ce don, ma foi très pratique.
29 janvier 2008
L'existentialisme est un onanisme germanopratin.
trouvé ce soir sur rue89. Oh jouissance...
"Allo, la Société générale, je passe vider mon compte..."
Par Jean Matouk (Economiste) 23H29 28/01/2008
Société générale, Boulevard Michelet, j’écoute!
Bonjour Mademoiselle, je souhaiterais parler à votre directeur d’agence, Monsieur Durant.
De la part de qui ?
Jean Dubois, de l’entreprise Dubois et Cie.
Ah, bonjour Monsieur Dubois, comment allez vous?
Bien merci
Je vous passe Monsieur Durant.
...
Allo, allo, comment allez vous Monsieur Dubois
Bien merci. Je vous téléphone pour vous demander de préparer les soldes de mes comptes en vos livres ; je viendrai les chercher , en liquide, cet après midi.
Le solde de tous vos comptes !? Mais … puis-je savoir pourquoi ?
Monsieur Durant, j’ai les plus grandes craintes sur la solidité de la Société générale. Je crains que comme pour cette banque anglaise, dont j’ai oublié le nom…..
Ah, la Northern Rock !!!!...
C’est ça! Donc j’ai peur qu’une panique saisisse vos clients et qu’il devienne plus difficile sinon impossible de récupérer mes fonds.
Mais enfin, Monsieur Dubois,vous plaisantez, la Société générale est solide. Notre bilan, nos fonds propres…
Justement Monsieur Durant, je viens d’apprendre que vos dirigeants cherchaient une recapitalisation de 5 milliards€ , égale à la perte que l’on impute au jeune trader, Jérôme machin…
Mais , Monsieur Dubois, n’importe quel entreprise peut –être victime d’un accident, d’un aléa. Comme l’a dit notre Président, nous avons été victimes d’un spécialiste extrêmement fort en informatique qui a bénéficié de circonstances exceptionnelles … Nous n’aurons aucun mal à trouver ces fonds propres . Nos comptes sont audités par KKTR, deuxième agence d’audit mondiale et au dessus de tout soupçon. Nous sommes toujours noté AAA par l’Agence Goody’s.
Je connais ce discours , Monsieur Durant , mais que voulez vous, ma confiance est ébranlée, comme la votre l’était l’été , il y a trois ans.
Il y a trois ans ? Ma confiance ? Mais qu’est ce que vous voulez dire ?
Vous ne vous souvenez pas? J'étais en vacances dans ma petite maison de Bretagne ou je vais toujours au milieu d’août, quand les affaires me laissent un moment de répit entre le commercial , les achats, les questions de personnel…
Oui ! Je sais que vous partez en août, et alors?
Vous qui étiez partis un mois en juillet, m’avez appelé sur mon portable . Mon plafond d’escompte de 100.000€ était atteint, et le découvert dépassait de 3000€ , l’autorisation de 10.000 que vous m’aviez octroyée comme une faveur exceptionnelle deux ans auparavant. Je vous ai bien expliqué mes deux aléas, mes deux accidents : un de mes clients important, avait demandé un report d’échéance d’un mois suite à un incendie et un autre avait fait faillite alors qu’il me devait 5.000€ , ce qui expliquait à la fois le remplissage de mon escompte et le petit découvert . Rien à faire, vous m’avez donné huit jours pour "rentrer dans les clous" comme vous m’avez dit.
Vraiment? Je ne me souviens plus…
Si ! Si, j’ai du revenir, vous donner en hypothèque ma maison de vacances en Bretagne, alors que vous aviez déjà ma résidence principale, et , ayant découvert que ma femme et moi étions mariés sous le régime de la séparation de biens vous avez exigé sa caution solidaire pour élargir temporairement le découvert à 15.000€
Ah , oui , cher Monsieur Dubois, maintenant que vous le dites...
Et vous vous souvenez des justifications que vous avez données pour cet ultimatum ?
Euh !! non .. pas vraiment.
Mais si, mais si Monsieur Durant! Vous ne vouliez pas avoir d’ennui avec l’Inspection de la "Générale", qui disiez vous, est considérée comme la meilleure de la place; vous me disiez que vos lignes d’escompte et de découvert était étroitement surveillées, comme tous les autres risques de la banque ! Que l’informatique très performante de l’établissement repérerait tout de suite mes dérapages...
Mais Monsieur Dubois, vos fonds propres …
Mon capital est de 40.000€ monsieur Durant, et mes fonds propres pouvaient donc largement absorber une perte de 10.000€ ou 15.000€. Mais vous avez quand même exigé les garanties supplémentaires. Vous avez ajouté qu’en tout état de cause il m’appartenait de mieux contrôler les paiements de mes clients, de mieux les sélectionner, bref de mieux gérer, que la Générale ne pouvait se permettre de laisser les découverts déraper, que si un million de clients faisaient comme moi , la Société générale aurait à provisionner 3 milliards € , ce qui entamerait la confiance dans la banque.
……….
Alors, vous comprenez, Monsieur durant, devant une perte de 5 milliards, sur un seul trader, et tant que je ne sais pas si d’autres pertes ne vont pas être révélées , ni si la Société générale va être recapitalisée, c’est au tour de ma confiance d’être ébranlée . Je dois être prudent, autant pour mon entreprise, que pour ma famille.
Préparez moi ces sommes pour cet après midi.
26 novembre 2007
la bave séchée du crapaud mélangée à des champignons étranges se négocie très cher à Colombes...
Tiens, petite réflexion comme ça en lisant le Figaro (hein, quoi? C'est un journal de droite? Ben je varie mes sources, ça m'arrive... no comment), plus précisément l'article sur les déclarations de notre petit président à son petit homologue pékinois. Pas changement depuis de Gaulle, la France ne reconnait pas Taiwan; du coup, elle ne reconnaît pas non plus le Tibet. Par contre elle est plutôt en faveur d'une levée de l'embargo... la France prend-elle encore la défense des droits de l'homme? Explication de l'Elysée: «À force d’avoir des principes, on a plus de politique étrangère» (notez déjà la faute de grammaire que l'on attribuera par gentillesse au Figaro plus qu'à l'Elysée; pour ceux qui ne voient pas, la négation manque dans la proposition principale). La démocratie serait-elle, par un pur jeu de hasard, un simple principe pour notre représentant national? Personnellement, j'ai toujours pensé que oui; mais de là à ce que lui l'avoue, je reconnais qu'il me fait une belle faveur sans le savoir.
Bref sinon, si jamais vous vous demandez ce que je fais pendant les cours où je m'ennuie, voici la réponse en image. Comme toujours, cliquez dessus pour les voir en taille réelle.



19 novembre 2007
*biiiip* temps-mort!
Bon alors, au vu des commentaires laissés, j'ai deux options: les supprimer (totalitaire), y répondre (démocratique). Donc j'y réponds.
Déjà, premier point: les commentaires comme ça, mieux vaut les faire en face surtout quand depuis 4 jours, je me connecte sur skype tous les matins en me levant dans l'espoir d'avoir un appel et que, malgré les promesses, ça fait 4 jours que je me brosse.
Deuxième point: je reste effaré par le manque de discernement dont vous pouvez faire preuve. Ne pas être capable de faire la différence entre un article coup de gueule (pour le coup à prendre au sérieux) et une blague (me prendre au sérieux sur la prière de l'arriviste c'est non seulement pas réfléchir beaucoup, mais c'est en plus m'insulter pour avoir pensé que je pouvais être assez CON pour penser un truc pareil). Quand au second degré du "pourquoi ne pas tous devenir cheminots", j'avais même pas imaginé que j'aurais besoin d'expliquer la signification du mot "ironie".
Troisième point, vous voulez parler politique, vous m'y poussez par les commentaires, donc puisque ça fait débat, je vais répondre à tous les arguments à la suite:
1) "tous des alcoolotabagiques voyageant gratuitement aux frais de la SNCF": je suis même pas sûr qu'un commentaire soit nécessaire vis à vis d'une pareille caricature. J'imagine que dans ce cas, tous les fonctionnaires sont des paresseux, tous ceux qui travaillent dans le privé sont des requins et toutes les personnes travaillant au Crédit Lyonnais des escrocs. Venant de la part d'une personne qui m'enjoint à ne pas voir le monde en noir et blanc, la pilule est difficile à avaler.
Quant à la question pécuniaire, je vois pas ce que ça vient faire là dedans, je crois pas avoir fait mention d'argent dans tout ça, bien au contraire. Quant à croire que j'aime ma famille pour la thune qu'elle me rapporte, c'est avoir compris le contraire de mes idéaux; je pensais que c'était clair, a priori non. Preuve une fois de plus que l'argent pervertit plus que bonifie les relations humaines.
2) Mon orientation politique: on dira rien, y a rien à dire, je vous donne pas le choix de toute façon, cette décision n'est que de MON ressort. Et si malgré tout ça ne vous convient pas, je vous merde, là dessus j'ai de comptes à rendre à personne. Je pensais également que en famille, on faisait généralement fi des oppositions partisanes mais a priori non. Dommage, mais ça me fera pas changer d'avis.
3) Exhortation à la violence: j'ai tort, sans doute. Encore faut-il voir ce que l'on met sous le terme de violence. J'appelle ça de la légitime défense. Pour le moment, la violence est toujours éxercée par les mêmes, aka l'Etat qui possède seul le monopole de la violence... légitime. Or, il est sûr que comme cette violence est considérée légitime, on y fera plus souvent référence comme à la "force policière" ou "force civile". Et là je pense sincèrement que l'idéaliste n'est pas celui que l'on croit. Croire aujourd'hui, dans un pays démocratique, où l'institution gouvernementale est indétrônable et aux mains d'une oligarchie qui ne change guère au cours des décennies, que la non-violence est une force, c'est tomber dans le joli panneau qu'on nous apprend à l'école républicaine. Du coup, vous pouvez toujours vous faire tondre pacifiquement, le résultat est le même. Le bilan est triste, mais si aujourd'hui l'opposition au gouvernement ne revêt pas un minimum de violence, elle n'est pas prise au sérieux. A qui la faute? A vous de voir. Vous avez choisis votre camp, j'ai choisi le mien et de toute évidence, je ne suis pas du côté du gouvernement. Je ne peux pas croire à la bonne volonté d'un pouvoir qui, pour disperser des centaines de personnes réunies pacifiquement le soir des élections (venez pas m'apprendre la vérité officielle, j'ai pu oberver les faits de mes propres yeux; j'ai d'ailleurs eu du mal à y croire au début), utilise les lacrymos et les charges de CRS. Je ne peux pas croire en la bonne volonté d'un gouvernement qui a peur de ses propres citoyens. La violence attire la violence et pour moi c'est très clair: la violence a son origine dans l'Etat et le gouvernement, dans ses politiques, et dans les mesures soit disant adoptées démocratiquement qui sont mises en place. Sortez un peu de chez vous, et osez regarder la partie de la France dont on nous dit qu'elle appartient au mythe: les exclus, les pauvres, les travailleurs qui ne peuvent pas se payer un logement. Je suis peut être jeune par rapport à certains autres, mais je ne suis ni aveugle, ni imbécile. Et je pense que le pouvoir, je l'ai beaucoup plus tâté, par le biais de mes études, par le fait de vivre à Paris et d'être curieux, par le fait de s'engager et de s'intéresser de vraiment très près à la politique qu'un certain nombre de personnes plus vieilles. Je ne chercherai pas à défendre plus avant ce que j'ai écrit sur ce blog. Je ne cherche à convaincre personne car je sais que les personnes en question ne prendront même pas la peine de penser à se faire convaincre; j'ai tort et elles ont raison. Le statu-quo est posé et je ne vois pas quel dialogue est possible sachant que l'on ne considère ni la même histoire, ni les mêmes acteurs et que l'on part d'axiomes trop différents pour être réconciliés.
Quant à parler du Che, vous voulez peut-être qu'on discute de la situation de Cuba avant? Ou même de Pinochet? Parce que les deux situations étaient assez similaires et pas particulièrement glorieuses (Pinochet était pire, d'accord) et le peuple cubain est quand même sorti victorieux et libre de la révolution. Révolution toujours contestée encore aujourd'hui (discours assassin de Bush il a quelques jours) par les Etats-Unis, ces champions de la démocratie. De la violence politique en pays dit démocratique aussi soit dit en passant.
4) Pour ce qui est de ma semaine de reading-break: je vois déjà mal sur quoi la critique budgétaire est fondée; cette semaine-là, j'ai dépensé en tout et pour tout (j'ai calculé) moins de 10$, qui sont passés dans la visite des saumons et dans un régime de bananes, un paquet de pâte et une brique de jus de fruits...
J'ai du mal à voir en quoi passer une semaine de repos (oui, c'est un mot qui existe) chez soi quand il ne fait pas particulièrement beau est un crime. Faudra m'expliquer. J'ai beau relire le post, je vois pas trop ce que j'ai fait de mal mais bon...
Alors autant vous le dire, ça m'a pas vraiment fait plaisir de devoir répondre à ces commentaires-là, encore moins quand la critique est personnelle et que les personnes concernées auraient pu faire ces commentaires-là de vive voix. J'aurai vraiment préféré. D'autre part, j'avais cru comprendre que les posts politiques faisaient plus ch*** qu'autre chose... ben faut pas y répondre dans ce cas hein!? Parce que forcément, quand on cherche le débat, je suis pas particulièrement le genre de personne qui aime fermer ma gueule, donc débat il y a. Voilà, c'est dit, maintenant si les réponses à mes commentaires des commentaires pouvaient être faites de vive voix ou par mail, ça m'arrangerait... A ce titre, je suis connecté demain matin sur skype (donc ça fait le soir pour vous, c'est à dire dans environ 15h de temps), je sens qu'on a plein de choses à se dire.
C'est dommage, j'étais de bonne humeur aujourd'hui. Vous cherchez vraiment à me faire écrire des posts détestables? (<-- humour!).
15 novembre 2007
Lynchage, goudron et plume pour Audéoud... viiiite!
Ca va en faire chier quelques-un(e)s, mais le côté obscur de la force me pousse décidément à produire des commentaires politiques sans grand intérêt. Vous êtes prévenus, ce blog est mon défouloir personnel en plus d'être le compte-rendu de mon voyage. Mais au moins vous pouvez être sûr(e)s que si je gueule c'est que je vais bien.
Pour reprendre les mots de notre cher (chair, de préférence à canon ou à saucisse) président que-Dieu-et-l'esprit-de-Raymond-Barre-le-bénissent-mille-fois, "j'aimerai qu'on m'explique au nom de quoi" la grève c'est mal. Que cela soit contre la réfection du système de privilèges ou contre la loi LRU. Sincèrement, j'ai du mal à voir. Plutôt que d'abolir ces privilèges, pourquoi ne pas les étendre à tous ceux qui bavent de jalousie devant ces cheminots si bien payés et faisant un boulot si passionnant? C'est juste une suggestion... Si la SNCF est tellement attractive, pourquoi ne pas y bosser, puisqu'elle embauche? Puisque le boulot y est si peinard, que les primes imaginaires sont si élevées et que la retraite précoce permet de faire autant de choses, pourquoi ne pas devenir cheminot? Comme ça non seulement, vous pourrez faire la grève autant de fois que vous voudrez, mais en plus no stress puisque la vie du cheminot est ce paradis que nos élus nous décrivent si souvent...
Quand à l'université, no comment, même la majorité des Français (selon les sondages) est en générale opposée à la LRU... sauf l'UNEF et Julliard, qui une fois de plus, jouant les social-traîtres se sont amusés à négocier une loi... qu'ils refusent deux mois plus tard comme si de rien n'était. Et comme tout le monde semble oublier ce paradoxe, M. Julliard peut continuer à jouer au con et à prendre la tête d'un mouvement qu'il n'a (heureusement) pas mis en place. On croirait voir la CFDT dis donc (nan je rigole, la CFDT est pire)! Ceci dit notre petit Bruno a une excuse, sa maman est socialiste... son beau-père ne rattrape guère la situation en étant communiste mais bon... heureusement que grand-papy résistant et fusillé est là pour éponger le côté jaune (ou brun, selon) de la famille. Ah oui, bizarrement, le PS ne dit pas grand chose en ce moment; quelque part il a raison, autant profiter du mouvement de contestation... surtout quand on sait que les têtes pensantes de la rose agonisante n'ont jamais été contre la LRU. Situation similaire à celle de Julliard soit dit en passant...
Alors oui, certains ont raison, le mouvement étudiant est clairement non-représentatif et manipulé... mais sans doute pas par ceux que l'on croit. Pour avoir le point de vue interne de Sud
(ça n'est pas objectif, évidemment, mais ça permet aussi de nuancer la version officielle des faits) dans ma boîte mail une bonne vingtaine de fois par jour, la gauche molle comme les anti-blocages profitent une fois de plus de l'ostracisation outrancière de l'extrême-gauche. Alors que celle-ci est, avoueons-le, la seule vraiment logique envers elle-même... Alors, bande de moules, arrêtez un peu de vous plaindre et plutôt que de manifester pacifiquement au risque de vous prendre des lacrymos, retournez la violence dite légitime exercée par l'Etat contre lui-même. Sarko ne bougera pas et son seul but est de laisser la France s'auto-détruire lentement pour mieux en prendre le contrôle. Pas de doute, il a la capacité à tenir un siège; pas les étudiants. En tout cas, pas aussi longtemps (attendez de voir les exams arriver, les étudiants en "désir d'avenir" s'affoler pour leurs bon points et pouf! ça va faire des chocapics). Profitez-en, plutôt que de faire de la marche à pied, mettez-vous au sprint. Une fois la machine lancée et la vitesse prise, la mandale sera violente. Tout le monde sait que ça va péter; arrêtez-donc d'attendre. Le combat est inévitable, et malgré toute ma bonne volonté pacifiste, je ne puis pas affirmer le contraire. Il est donc temps de
retrousser ses manches. Et si malgré tout, ça pète pas violemment cette année, et si malgré tout, l'abcès n'est pas percé dans les mois qui arrivent, vous pouvez être sûrs que ce quinquennat n'aura rien de pacifique. Ne mettre ce désir de violence politique que sur le dos de la gauche est d'ailleurs biaisé; la droite (de plus en plus extrême, faut-il le préciser) et son extrêmité fascisante n'attendent également que ça. Pourquoi Sarkozy se mettrait-il en avant en affirmant qu'il ne bougera pas d'un iota, sinon pour provoquer le conflit? Il est évident que les deux côtés de l'échiquier veulent le bras de fer et l'épreuve de force dans la durée. Ils l'auront. Parole de gauchiste.
10 novembre 2007
Une pomme par jour éloigne le médecin ... mais bon faut bien viser
Article paru dans le monde. Comme quoi, y a des fois des choses bonnes qui sortent de l'armée...
A 110 ans, Louis de Cazenave et Lazare Ponticelli ont passé l'âge de se
faire commander. Fini le temps où on les faisait sortir de la tranchée
au sifflet. Les deux derniers poilus français veulent qu'on les laisse
finir en paix.
L'un et l'autre ont peu apprécié qu'en 2005 le Haut conseil de la mémoire combattante, présidé par le chef de l'Etat, décide, sans les consulter, d'organiser des "obsèques de portée nationale" au dernier combattant de 14-18. L'idée de faire reposer le der des ders au Panthéon ou au côté du soldat inconnu avait alors germé. Sauf que les deux rescapés n'ont que faire de cette prestigieuse compagnie. Ils ont prévu d'autres dispositions.
Louis de Cazenave veut être enterré avec sa famille dans le cimetière de Saint-Georges d'Aurac (Haute-Loire), où il est né le 16 octobre 1897. Il ne décrochera pas de cette position. Le bonhomme n'a jamais aimé médailles et honneurs : "De la fumisterie !"
Revenu du front en pacifiste convaincu, il avait fallu insister pour qu'il accepte la Légion d'honneur, dans les années 1990. "Ils peuvent se l'accrocher quelque part", avait-il lancé à son fils. "Certains de mes camarades n'ont même pas eu le droit à une croix de bois", peste-t-il. Alors l'homme n'exprime plus qu'une dernière volonté : "Être tranquille."
"UN AFFRONT FAIT À TOUS LES AUTRES"
Comme chaque année, si sa santé le permet, Lazare Ponticelli assistera le 11 novembre, à 11 heures, à la cérémonie du souvenir au monument aux morts du Kremlin -Bicêtre (Val-de-Marne), ville où il habite depuis les années 1920. Cet immigré italien, né le 7 décembre 1897, s'est engagé dès 1914 pour défendre cette France qui lui "avait donné à manger". Mais il estime avoir assez donné à sa patrie d'adoption. "Je refuse ces obsèques nationales. Ce n'est pas juste d'attendre le dernier poilu. C'est un affront fait à tous les autres, morts sans avoir eu les honneurs qu'ils méritaient. On n'a rien fait pour eux. Ils se sont battus comme moi. Ils avaient droit à un geste de leur vivant... Même un petit geste aurait suffi."
A ses yeux, le travail de mémoire "arrive tard". "On s'en est foutu un peu. Il a fallu que ce soit Chirac qui commence à bouger quand on n'était plus nombreux et qu'on était fatigués." Sa fille Janine se veut plus conciliante : "Je souhaite pour papa une cérémonie très simple dédiée à tous les poilus et aux femmes qui ont participé à cette guerre. J'exige aussi que son corps nous soit restitué afin qu'il repose dans le caveau familial."
Juste avant le 11 novembre, ils ont bien choisi leur date...
07 novembre 2007
Dans la même veine
Vagabondage internetien...
Pour ceux qui n'arrivent pas à lire ou qui ont besoin de la traduction:
Jesus Christ reviens sur Terre pour sa tournée de comeback depuis longtemps attendue. Mais il est arrêté à la frontière américaine: il est barbu, originaire du Moyent-Orient et prêt à mourir en martyr...


















